Arcosolium

Le vocable latin arcosolium (plur. : arcosolia ; ital. arcosoglio) [1]Solium, dans l’usage païen comme chrétien, est un nom très courant pour désigner le coffre funéraire ou sarcophage, qui est né de l’extension du sens du mot qui concernait tout type de siège d’honneur, et aussi une sorte de lit cérémoniel, sur lequel la dépouille mortel des personnages importants était placé lors des funérailles ; arcus, premier composant du mot, … Poursuivre désigne un type de tombe fréquent au cours de la période paléochrétienne. [2]Il est également présent dans l’Antiquité classique. Dans les catacombes romaines, il se compose d’une niche surmontée d’un arc en plein cintre, généralement creusé dans l’épaisseur du mur, et dans lequel prend place un sarcophage ou un tombeau fermé par des dalles de marbre ou de maçonnerie. La sépulture occupait toute la partie inférieure de la niche, ainsi que l’espace créé sous l’arc.

Arnolfo di Cambio, « Mausoleo del cardinale Guillaume de Braye », v. 1282. Orvieto, église de San Domenico.

À partir du XIIIe siècle, cette structure fut reprise dans la typologie du monument funéraire mural surmonté d’un arc brisé et comportant la statue du défunt allongée sur le tombeau et, dans des cas plus rares, en prière, comme on l’observe dans la figure ci-dessus. [3]Arnolfo di Cambio, Mausoleo del cardinale Guillaume de Braye, v. 1282. Orvieto, église de San Domenico.

L’arcosolium, qui se distingue du loculus, niche plus petite et de format rectangulaire, comporte fréquemment un décor peint sur la lunette et sur l’intrados de l’arc. « Les arcosolia qui contenaient les corps des martyrs étaient naturellement objets de vénération et se trouvaient dans de somptueuses chapelles, décorées de fresques, de stucs et d’incrustations de marbre. Les arcosolia elles-mêmes sont souvent ornées de peintures et d’autres décorations, qui montrent des sujets communs avec la peinture de cimetière. En ce qui concerne le système décoratif de ces arcosolia, on remarque qu’aussi bien la face avant de l’arc que la face inférieure présentent fréquemment une série de scènes historiées dans divers compartiments. Dans la lunette, en revanche, la scène est la plupart du temps unique. Mais il existe aussi des éléments purement décoratifs. » [4]Vincenzo GOLZIO, « ARCOSOLIO », Enciclopedia Italiana (1929).

On peut considérer comme une dérivation de l’arcosolium certaines tombes des siècles ultérieurs, tels les monuments funéraires à niche carrée ou semi-circulaire utilisés au XVe siècle.

Notes

Notes
1 Solium, dans l’usage païen comme chrétien, est un nom très courant pour désigner le coffre funéraire ou sarcophage, qui est né de l’extension du sens du mot qui concernait tout type de siège d’honneur, et aussi une sorte de lit cérémoniel, sur lequel la dépouille mortel des personnages importants était placé lors des funérailles ; arcus, premier composant du mot, fait référence à la niche voûtée qui se trouve au-dessus de l’arche et qui est fermée par un couvercle appelé mensa.
2 Il est également présent dans l’Antiquité classique.
3 Arnolfo di Cambio, Mausoleo del cardinale Guillaume de Braye, v. 1282. Orvieto, église de San Domenico.
4 Vincenzo GOLZIO, « ARCOSOLIO », Enciclopedia Italiana (1929).

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