Domenico Beccafumi, « Celio »

Domenico Beccafumi (Valdibiena [Montaperti], entre 1484 et 1486 – Sienne, 1551)

Celio (Marcus Cælius, ou Aelius, Rufus), entre 1529 et 1535.

Fresque de la voûte de la salle du Consistoire.

Inscriptions :

  • (dans le cartouche sous la fresque) : « CELIVS PRÆTOR » [1]

Provenance : In situ

Sienne, Palazzo Pubblico, Sala del Concistoro.

La figure visible dans l’écoinçon du bas est celle de la Tempérance.

« Si Caelius Rufus s’est déshonoré par ses débauches, il mérite au contraire des éloges pour l’intérêt qu’il porta à Q. Pompeius. Celui-ci avait sur sa poursuite essuyé une condamnation devant le tribunal du peuple. Comme sa mère Cornélie, dépositaire de ses biens, refusait de les lui rendre, il écrivit à Caelius pour implorer son appui, et Caelius soutint avec une fermeté inébranlable les intérêts de l’absent. Il lut aux juges la lettre de Q. Pompeius, qui faisait voir son extrême indigence, et cette révélation confondit l’avarice dénaturée de Cornélie. Un acte empreint d’une générosité si élégante ne saurait être laissé de côté ici sous prétexte que l’exemple en vient d’un Caelius ». Valère Maxime, Faits et dits mémorables (vers 30 ap. J.-C.). Paris, Les Belles Lettres, 1995. IV, 2, 7.

[1] « Le préteur Celius ».

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