Domenico Beccafumi, « Trasibulo »

Domenico Beccafumi (Valdibiena [Montaperti], entre 1484 et 1486 – Sienne, 1551)

Trasibulo (Thrasybule de Stiria), entre 1529 et 1535.

Fresque de la voûte de la salle du Consistoire.

Inscriptions :

  • (dans le cartouche sous la fresque) : « TRASIBOLVS DUX ATHENIE[N]SIS » [1]

Provenance : In situ

Sienne, Palazzo Pubblico, Sala del Concistoro.

La tyrannie, renversée au siècle précédent, réapparaît brièvement à Athènes en 404 après la défaite contre Sparte, lorsque cette dernière impose à la cité les « Trente Tyrans », gouvernement oligarchique dominé d’’abord par Théramène puis par le sanguinaire Critias. Celui-ci organise une véritable terreur dont Théramène sera une des premières victimes, condamné à boire la ciguë. Les « Trente » sont renversés par Thrasybule en janvier 403. Critias est tué lors des combats mais la démocratie est restaurée [2].

La figure visible dans l’écoinçon du bas est celle de la Sagesse. .

Domenico Beccafumi, « Head of an Old Man with Open Mouth ». Egg tempera on brown paper; outlines indented; varnished, 28,5 x 20,3 cm. Purchased by Pierpont Morgan (1837-1913) in 1909. The Morgan Library and Museum.

Il existe un dessin préparatoire de la tête du tyrannique Thrasybule figuré comme sur la voûte, la bouche ouverte.

[1] « Thrasybule, chef des Athéniens » ou Thrasybule de Stiria (vers 445 – 389 av. J.-C.) : général et homme d’État athénien, partisan du parti démocratique.

[2] « En cet endroit, nous toucherons de Thrasybule, qui ramena le peuple d’Athènes au pays, fortifié de courage et d’armes, lequel avait été contraint par la cruauté de trente tyrans, d’abandonner sa demeure et même de mener vie dispersé, vague et misérable. Et combien que la victoire dudit Thrasybule contre lesdits tyrans fut belle et louable pour la restitution de la liberté si fut elle encore plus excellente pour la modération de quoi il usa. Il ordonna que de tout le différent qui avait été entre les citoyens pour l’avenir il ne fut mention, et que toutes les injures fussent mises sous le pied. Cette oubliance de tous les torts et discordes que les Athéniens appelaient amnistie remit et réunit l’état de la ville (qui était en ruine et aboli) en sa première forme ». Valère Maxime, Faits et dits mémorables (vers 30 ap. J.-C.). Paris, Les Belles Lettres, 1995,