Ovide

Publius Ovidius Naso, ou Ovide (Sulmone [en it. : Sulmona], 43 av. J.-C. – Tomis [actuelle Constanţa en Roumanie], 17 ou 18 ap. J.-C.) : poète latin, il vécut durant la période qui vit la naissance de l’Empire romain. Ses œuvres les plus connues sont L’Art d’aimer et les Métamorphoses. Écrit vers 15 apr. J.-C., les Fastes, grand poème élégiaque six livres, inachevé, commentent le calendrier romain mois par mois (de janvier à juin) et relient chaque jour de fête, en particulier celles des Lupercales, à des récits mythologiques, historiques et étymologiques [1]« Ovide, dans les Fastes, a adopté la figure d’un historien des religions, s’inspirant de la méthode et de l’écriture propres à l’historiographie. Il a voulu expliquer l’origine de la fête et de ses rituels, ainsi qu’il l’a explicitement affirmé pour introduire le passage consacré aux Lupercales. Il a mené son enquête dans trois directions, la … Poursuivre.

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1↑ « Ovide, dans les Fastes, a adopté la figure d’un historien des religions, s’inspirant de la méthode et de l’écriture propres à l’historiographie. Il a voulu expliquer l’origine de la fête et de ses rituels, ainsi qu’il l’a explicitement affirmé pour introduire le passage consacré aux Lupercales. Il a mené son enquête dans trois directions, la question de la nudité des luperques d’abord – il y a associé trois longs récits et quatre explications -, celle de l’origine des noms lupercus et lupercal ensuite – un seul récit et deux explications – et la signification de la fête enfin – un récit et une explication uniquement. Il a ainsi touché aux différents domaines couverts par l’historiographie antique : l’excursus ethnographique dans la description du mode de vie des premiers Arcadiens, l’anecdote avec la mésaventure amoureuse de Faunus, la narration pour la victoire de Rémus aux Lupercales, le merveilleux mythologique dans le récit de l’exposition des jumeaux ou encore la religion avec l’oracle de Junon. C’est avec le regard d’un antiquaire qu’Ovide a abordé le passé : en effet, il n’a pas adopté l’ordre chronologique caractéristique de l’écriture historique et il a, en apparence du moins, préféré suivre un ordre thématique – la nudité des Luperques d’abord, l’origine des noms lupercus et lupercal ensuite et la signification du rite de la flagellation enfin. Ce choix n’a cependant pas conduit à occulter toute dimension temporelle, puisque le passé a été envisagé dans une perspective étiologique, afin de montrer en quoi il rendait compte du présent ; qu’il se soit agi des rites ou du nom des Lupercales, Ovide a rappelé son projet comme un leitmotiv […]. » Marie VER EECKE, « Ovide conteur d’histoire : les Lupercales (Fastes, II, 267-462) », dans Dialogues d’histoire ancienne. Supplément n. 4-1 (2010), Jeux et enjeux de la mise en forme de l’histoire. Recherches sur le genre historique en Grèce et à Rome, p. 26. En ligne : www.persee.fr/doc/dha_2108-1433_2010_sup_4_1_3339

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