Vitrine 38

Objets exposés dans la vitrine :

Tomba della Piana (Tombe de la Piana), 620-580 av. J.-C.

  • 1. Pisside in avorio con decorazione a registri : Ulisse e Scilla, teoria di guerrieri, animali feroci e cavalieri, sfingi (Pyxide en ivoire avec décoration en registres : Ulysse et Scylla [1]Scylla est la personnification, sous la forme d’une jeune femme, belle et monstrueuse à la fois, de l’un des écueils du détroit de Messine (celui situé du côté de la côte italienne, le tourbillon Charybde étant, quant à lui, du côté de la côte sicilienne) emprunté par Ulysse lorsqu’il vogue en traversant ce détroit de « Charybde en Scylla ». Pour éviter Charybde, … Poursuivre, théorie de guerriers, animaux féroces et cavaliers, sphinx). Moulage. L’original est conservé au Museo Archeologico Nazionale de Florence.
  • 2. Kantharos e khyatoi in bucchero a cilindretto (Canthare et khyatoi à cylindres en bronze)
  • 3. Alabastra etrusco-corinzi (Alabastre etrusco-corinthienne)
  • 4. Anfore e piatti su piede in bucchero (Amphores sur pied en bucchero)
  • 5. Calice in bucchero a cilindretto (Verre à petits cylindres en bronze)
  • 6. Calici in bucchero a cilindretto (Verres à petits cylindres en bronze)
  • 7. Piatto su piede in bucchero (Plat sur pied en bucchero)
  • 8. Alabastron a punta e bocchello di aryballos piriforme etrusco-corinzi (Alabastre à pointe et buse d’alabastre piriforme étrusco-corinthienne)
  • 9. Occhio e protome di leone in avorio (Oeil et protomé de lion en ivoire)
  • 10. Materiali in avorio e osso (Matériel en ivoire et os). Provenant peut-être de la Tombe de la Pania.
  • 11. Bacino in bronzo (Bassin en bronze)
  • 12. Ascia in ferro (Hâche en fer)

Notes

Notes
1 Scylla est la personnification, sous la forme d’une jeune femme, belle et monstrueuse à la fois, de l’un des écueils du détroit de Messine (celui situé du côté de la côte italienne, le tourbillon Charybde étant, quant à lui, du côté de la côte sicilienne) emprunté par Ulysse lorsqu’il vogue en traversant ce détroit de « Charybde en Scylla ». Pour éviter Charybde, réputée plus redoutable, Ulysse approche son navire de la caverne où Scylla se tapit mais celle-ci s’empare de six marins qu’elle dévore sauvagement : « Enfin nous entrons en gémissant dans le détroit. D’un côté se trouve Scylla, et de l’autre la redoutable Charybde qui dévore avec fracas l’onde amère. Quand celle-ci vomit les vagues qu’elle vient d’engloutir, la mer murmure en bouillonnant comme l’eau d’un bassin placé sur un ardent foyer, et l’écume jaillit dans les airs jusque sur les sommets élevés des deux écueils. Mais lorsque Charybde absorbe l’onde, la mer se creuse avec bruit ; les flots se brisent en mugissant autour du rocher, et dans le fond de l’abîme la terre laisse apparaître une arène bleuâtre : mes compagnons sont saisis d’épouvante. Tandis qu’en redoutant le trépas nos yeux sont fixés sur Charybde, Scylla enlève de mon navire six nautonniers renommés et par la force de leurs bras et par leur mâle courage. Alors, portant mes regards sur mon navire, je n’aperçois plus ces compagnons fidèles, mais je vois leurs pieds et leurs mains s’agitant dans les airs. Ces guerriers m’implorent tour à tour et m’appellent pour la dernière fois ! — Lorsque, sur un roc élevé, le pêcheur, armé d’un long roseau, prépare un appât trompeur aux faibles habitants des ondes, il lance dans la mer la corne d’un bœuf sauvage, et bientôt il enlève un poisson palpitant qu’il jette ensuite sur le sable : ainsi mes chers compagnons sont enlevés tout palpitants et précipités ensuite contre le rocher ! Tandis que ces infortunés me tendent les bras en poussant des cris déchirants le monstre les dévore devant sa caverne. Jamais, en parcourant les plaines humides de l’Océan, un si triste spectacle ne s’offrit à mes regards ! ». Homère, Odyssée, 12, 234.