
1. Clôture du chœur liturgique [1]Au cours du Moyen Âge, les clôtures de chœur sont d’abord légères et mobiles avant de devenir fixes, en pierre ou en bois. Au milieu du XVIe siècle, le concile de Trente favorise la disparition des cloisonnements intérieurs (jubés, clôtures de chœur) qui empêchent la participation au culte eucharistique et dont l’esthétique est révolue. Ils sont détruits … Poursuivre
2. Maître-autel
3. Chœur (Espace réservé au clergé avec ses stalles de chaque côté)
4. Jubé
Le presbyterium est un élément d’architecture des églises chrétiennes, surtout catholiques occidentales. Il s’agit de l’espace réservé au clergé. Ce sanctuaire correspond au naos des temples antiques. On le nomme aussi chancel [2]Le chancel est la clôture basse qui sépare matériellement la nef du chœur réservé au clergé. par métonymie.
Chez les catholiques romains, il est normalement composé :
- du sanctuaire [3]Dans une église ou un temple, le sanctuaire est la partie où se trouve l’autel et une représentation symbolique du Divin, et où s’accomplissent les rites sacrés. Le sanctuaire ne doit pas être confondu avec le chœur qui est l’espace où se tiennent les moines, pour le chant de l’office divin, ou le clergé. Dans les … Poursuivre dans lequel on trouve :
- le maître-autel, avec sa décoration, à laquelle après le concile de Trente fut rajouté le tabernacle, qui depuis le concile Vatican II se trouve plutôt dans une chapelle dite du Saint-Sacrement
- le trône du célébrant ou président de la fonction liturgique
- des crédences
- un ou des pupitres ou ambons
- du chœur dans lequel le clergé était censé chanter l’office, en général doté de stalles, elles-mêmes souvent richement décorées ; ce chœur était parfois entouré d’un chancel ou jubé plus ou moins monumental qui en cachait la vue au public ou du moins l’en séparait
- éventuellement d’un petit chœur (it. choretto) dans lequel prenaient place autant des chantres laïcs que des prêtres ou des religieux
- avec éventuellement un orgue de chœur, qui peut parfois prendre place dans le chœur lui-même
Chez les orthodoxes, il semble que l’on n’utilise pas ce terme, mais l’espace sacré est principalement une cour devant l’iconostase, où le diacre apparaît et disparaît selon les divers moments de la liturgie, laquelle a principalement lieu dans l’iconostase.
Dans les premières communautés chrétiennes, l’évêque s’adjoint des presbytres (prêtres) qui l’entourent lors du culte et occupent des gradins semi-circulaires dans l’abside qui délimite le sanctuaire (symbolisant la « tête » de l’Église). Devant ce sanctuaire apparaît le chœur (la « parole » de l’Église) réservé aux chantres.
Notes
| 1↑ | Au cours du Moyen Âge, les clôtures de chœur sont d’abord légères et mobiles avant de devenir fixes, en pierre ou en bois. Au milieu du XVIe siècle, le concile de Trente favorise la disparition des cloisonnements intérieurs (jubés, clôtures de chœur) qui empêchent la participation au culte eucharistique et dont l’esthétique est révolue. Ils sont détruits massivement aux XVIIe et XVIIIe siècles et généralement remplacés par des grilles, plus conformes au goût du temps qui affectionne les églises claires et lumineuses. |
|---|---|
| 2↑ | Le chancel est la clôture basse qui sépare matériellement la nef du chœur réservé au clergé. |
| 3↑ | Dans une église ou un temple, le sanctuaire est la partie où se trouve l’autel et une représentation symbolique du Divin, et où s’accomplissent les rites sacrés. Le sanctuaire ne doit pas être confondu avec le chœur qui est l’espace où se tiennent les moines, pour le chant de l’office divin, ou le clergé. Dans les petites églises, le sanctuaire et le chœur ne forment qu’un. Dans les cathédrales, la liturgie actuelle de l’Église catholique a placé le sanctuaire à la croisée du transept pour permettre une meilleure participation des fidèles à l’office religieux. |
