Jules César

Caius Julius Caesar (102 ou 100 44 av. J.-C. – 44 av. J.-C.) : issu d’une très ancienne famille patricienne, la gens Julia, et descendant selon ses dires du prince troyen Anchise et de la déesse Vénus. Sa carrière politique le conduit successivement aux fonctions de questeur, d’édile, de préteur et de premier consul. Nommé dictateur à vie, il est victime d’un complot organisé par quelques sénateurs, dont son fils spirituel Brutus, qui le soupçonnent de vouloir instaurer une nouvelle monarchie à Rome, et meurt assassiné dans la Curie le 15 mars 44 avant J.-C. [1]« Il s’en fallut de peu, pourtant, que l’entreprise ne soit tuée dans l’œuf, et c’est une succession de hasards et d’actes manqués qui conduisirent malgré tout César vers son funeste destin. La nuit précédente, son épouse Calpurnia eut un sommeil agité de rêves prémonitoires et de sombres pressentiments. Convaincu au matin de se rendre tout de même au Sénat, César … Poursuivre, dans la Curie, au pied de la statue de son rival Pompée.

Le libellé de l’inscription latine autour des murs du Palazzo Chigi montre que les exploits de César y étaient représentés comme exempla virtutis. Le choix du sujet n’était pas évident à Sienne, et le cycle du Palazzo Chigi marque un départ décisif par rapport à une tradition républicaine siennoise bien établie, qui considérait César comme un modèle négatif, responsable du début des guerres civiles et, par conséquent, de la disparition de la res publica. Il y eut clairement une décision politique consciente au travail ici. Ce sont les années de la seigneurie personnelle à Sienne de Pandolfo Petrucci (mort en 1512), beau-père in pectore de Sigismondo Chigi. Après un bref exil de Sienne imposé par Cesare Borgia (1503), Petrucci reprit les rênes du pouvoir et poursuivit une politique de proximité croissante avec l’État pontifical. En outre, comme l’a montré Vincenzo Farinella, c’est précisément à cette époque que Jules Il s’identifiait publiquement à la figure de Jules César (c’est très évident par exemple dans la médaille frappée en 1506-07 à la suite de l’expulsion du Bentivoglio de Bologne, avec son portrait et l’inscription ‘IVLIVS. CAESAR. PONT. II’ Comme Farinella l’a observé, dans les années qui ont suivi la chute de Cesare Borgia, il y a

Notes

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1 « Il s’en fallut de peu, pourtant, que l’entreprise ne soit tuée dans l’œuf, et c’est une succession de hasards et d’actes manqués qui conduisirent malgré tout César vers son funeste destin. La nuit précédente, son épouse Calpurnia eut un sommeil agité de rêves prémonitoires et de sombres pressentiments. Convaincu au matin de se rendre tout de même au Sénat, César fut approché sur le trajet par un Grec de ses amis qui voulut l’avertir de ce qui se tramait contre lui en lui glissant un billet dans la main. Pressé par la foule des solliciteurs et des flatteurs, le dictateur n’eut pas le loisir de lire le message ; il l’aurait, paraît-il, tenu encore dans la main au moment où les lames le transpercèrent. » Henri ETCHETO, « La mort de César, un meurtre fondateur », National Geographic (2019).

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