Venturino Mercati, « In dedicatione templi »

Venturino Mercati (Milan ou Crémone, v. 1450 – actif entre 1467 et 1480) [1]La calligraphie et la notation musicale sont l’œuvre du copiste (scriptor) Alessandro da Sesto ; les lettres ornées à la plume ont été exécutées par le moine Bartolomeo da Ferrara (1471-1472).

In dedicatione templi [2]« In dedicatione templi decantabat populus laudem et in ore eorum dulcis resonabat sonus » (« Pendant la dédicace du temple, le peuple chantait louange de tout cœur : et en leur bouche résonnait un doux écho »). Deuxième Livre des Chroniques (2Ch 7, 6)., Toussaint, 1472-1473.

Tempéra et or sur parchemin,

Antiphonaire M. De l’office des saints de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août) à la saint Clément (23 novembre).

Provenance : Monastère de Monte Oliveto Maggiore, Chiusure (Asciano).

Chiusi, Museo della Cattedrale.

L’initiale (f. 102v), œuvre, une nouvelle fois, de l’enlumineur lombard Venturino Mercati, représente Tous les saints (1 novembre). Au centre, Benoît, dans son habit olivétain de couleur blanche, organise toute la composition. Autour de lui, on reconnaît Ambroise, évêque de Milan, armé du fouet, symbole de son combat contre les hérétiques, qui est son attribut habituel ; Catherine d’Alexandrie, qui n’est que très rarement séparée de la roue hérissée de crocs de son martyre, et Sébastien, tenant d’une main une baguette, et de l’autre, la palme du martyre ainsi que l’une des flèches par lesquelles il fut transpercé lors de sin supplice. La multitude des saints est habilement évoquée au moyen de leurs seules auréoles s’enfonçant dans l’espace figuré, selon le principe d’une sorte de métonymie visuelle dans laquelle la partie vaudrait pour le tout.

Notes

Notes
1 La calligraphie et la notation musicale sont l’œuvre du copiste (scriptor) Alessandro da Sesto ; les lettres ornées à la plume ont été exécutées par le moine Bartolomeo da Ferrara (1471-1472).
2 « In dedicatione templi decantabat populus laudem et in ore eorum dulcis resonabat sonus » (« Pendant la dédicace du temple, le peuple chantait louange de tout cœur : et en leur bouche résonnait un doux écho »). Deuxième Livre des Chroniques (2Ch 7, 6).
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