Luca di Tommè (Sienne, actif de 1356 à 1390)
Madonna col Bambino (Vierge à l’Enfant), 1360-1390. [1]Cette datation largement approximative est celle retenue par le catalogue de la Fondazione Federico Zeri de l’université de Bologne (https://catalogo.fondazionezeri.unibo.it/scheda/opera/8390/Luca%20di%20Tommè%2C%20Madonna%20con%20Bambino).
(sur le phylactère tenu par l’Enfant) : « EGO SVM LVX MVNDI M(…) » [2]Extrait de l’Évangile selon Jean : « Ego sum lux mundi ; / qui sequitur me / non ambulabit in tenebris, / sed habebit lumen vitae, / dicit Dominus. » (« C’est moi qui suis la lumière du monde : qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de vie, dit le Seigneur. ») Jn 8, 12.
Tempéra et or sur panneau, 156 x 66,5 cm.
Provenance :
Torri (Sovicille), Pieve di Santa Mustiola.
Plus sûrement encore que par la gestuelle enveloppante, délicate et maternelle de Marie, l’Enfant-Jésus qui se tient assis tout droit sur le genou de sa Mère forme avec elle un couple étroitement uni par les nœuds des entrelacs que forment les ourlets ornés de leur manteaux respectifs sur la surface de l’image. Le torse et le visage représentés frontalement, l’Enfant adresse avec gravité un signe de bénédiction à l’endroit de celui qui le contemple. L’expression pensive de la Vierge trouve son explication dans le discret corail dont la couleur rouge vise à évoquer symboliquement la Passion destinée à être soufferte pour le rachat du péché qui, à travers le regard du spectateur, entache toute l’humanité, selon l’un des principes essentiels développés par le Christianisme.
Le panneau aujourd’hui isolé provient vraisemblablement d’un polyptyque démembré, dont il constituait le volet central.
Notes
| 1↑ | Cette datation largement approximative est celle retenue par le catalogue de la Fondazione Federico Zeri de l’université de Bologne (https://catalogo.fondazionezeri.unibo.it/scheda/opera/8390/Luca%20di%20Tommè%2C%20Madonna%20con%20Bambino). |
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| 2↑ | Extrait de l’Évangile selon Jean : « Ego sum lux mundi ; / qui sequitur me / non ambulabit in tenebris, / sed habebit lumen vitae, / dicit Dominus. » (« C’est moi qui suis la lumière du monde : qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de vie, dit le Seigneur. ») Jn 8, 12. |

