Benedetto di Bindo, « Virgin of Humility and Saint Jerome Translating the Gospel of John »

Benedetto di Bindo (actif à Sienne et Perugia, documenté avec certitude à partir de 1409 – …, 1417)

Madonna of Humility and Saint Jerome translating the Gospel of John (Vierge d’humilité et saint Jérôme traduisant l’Évangile selon Jean), v. 1400-1405.

Deux panneaux formant un diptyque ; tempéra, argent et or estampé sur panneau, 30,5 x 22,5 cm ; 30,2 x 21,3 cm.

Inscriptions :

  • (sur les pages ouvertes du livre de la Vierge) : « Deus in adiutorium meum intende :/ Domine ad adiuvandum me festina. » [1]« Deus in adiutorium meum intende :/ Domine ad adiuvandum me festina. » (Dieu, venez à mon aide: Seigneur, hâtez-vous de me secourir. ») Ps 69, 2. Ces paroles forment aussi la prière d’introduction à toutes les Heures des Bréviaires romains, ambrosiens et monastiques.
  • (sur le texte en cours de copie par Jérôme) : « In principio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum hoc erat in principio apud Deum omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihil quod factum est » [2]« In principio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum hoc erat in principio apud Deum omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihil quod factum est. » (« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été … Poursuivre.

Provenance : Possiblement chez Attilio Simonetti, Rome [3]Selon Frederick Mason Perkins, « Ancora dei dipinti sconosciuti della scuola senese—parte II », Rassegna d’arte senese, vol. 4 (1908), pp. 5–6, Simonetti (1843–1925) était un artiste peintre qui possédait une galerie au palais Altemps, à Rome, et à partir de 1904, au palais Odescalchi, Via Vittoria Colonna. ; chez Julius Böhler, Munich [4]Salomon Reinach (Répertoire de peintures du Moyen Âge et de la Renaissance (1280–1580), Paris, Leroux, 1918, vol. 4, p. 361) indiqué que Julius Böhler (1860–1934) avait créé une galerie à Munich autour de 1880, avant de se déplacer Brienner Strasse en 1904. Voir Frick Collection, « Archives Directory for the History of Collecting in America », s.v. Julius Böhler (Firm), … Poursuivre ; chez Steinmeyer & Stephan Bourgeois, Paris, 1908 ; vendu à John G. Johnson (1841–1917), Philadelphia, November 1908 [5]Acheté pour la somme de 20.000 francs français sur le conseil de Bernard Berenson (voir : « Berenson to Johnson, Boston, November 13, 1908 », Correspondence, John G. Johnson Papers, Philadelphia Museum of Art, Library and Archives, archives.philamuseum.org/jgj/JGJ_B001_F008_004. ; legs à la ville de Philadelphie, 1917.

Philadelphie, Philadelphia Museum of Art.

Sur le panneau de gauche de ce petit diptyque [6]Diptyque : retable constitué de deux panneaux, amovibles ou non., Marie a interrompu ses occupations, visiblement consacrées à la lecture et à la broderie [7]Un livre ouvert et des bobines de fils colorés demeurent abandonnés sur la table., pour donner le sein à l’Enfant-Jésus. À droite, Jérôme de Stridon traduit l’Évangile selon Jean du grec en latin. Si l’on en juge aux signes inscrits en guise de grec sur le livre placé au sommet du meuble-pupitre, qui n’appartiennent, selon toute apparence, à aucune langue, l’artiste était visiblement moins familier avec cette langue qu’avec le latin [8]D’après https://philamuseum.org/collection/object/101891, consulté le 01.07.2023.. En revanche, le latin soigneusement inscrit est parfaitement lisible dans le livre sur lequel Jérôme rédige la traduction du texte : il s’agit de l’incipit de l’Evangile selon Jean : « In principio erat Verbum » [9]Voir note 2..

Giovanni di Paolo se souviendra de l’image de Jérôme devant son écritoire lorsqu’il peindra sa propre version du sujet dans le Saint Jérôme aujourd’hui conservé à la Pinacoteca Nazionale de Sienne.

Notes

Notes
1↑ « Deus in adiutorium meum intende :/ Domine ad adiuvandum me festina. » (Dieu, venez à mon aide: Seigneur, hâtez-vous de me secourir. ») Ps 69, 2. Ces paroles forment aussi la prière d’introduction à toutes les Heures des Bréviaires romains, ambrosiens et monastiques.
2↑ « In principio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum hoc erat in principio apud Deum omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihil quod factum est. » (« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jn 1, 1-3).
3↑ Selon Frederick Mason Perkins, « Ancora dei dipinti sconosciuti della scuola senese—parte II », Rassegna d’arte senese, vol. 4 (1908), pp. 5–6, Simonetti (1843–1925) était un artiste peintre qui possédait une galerie au palais Altemps, à Rome, et à partir de 1904, au palais Odescalchi, Via Vittoria Colonna.
4↑ Salomon Reinach (Répertoire de peintures du Moyen Âge et de la Renaissance (1280–1580), Paris, Leroux, 1918, vol. 4, p. 361) indiqué que Julius Böhler (1860–1934) avait créé une galerie à Munich autour de 1880, avant de se déplacer Brienner Strasse en 1904. Voir Frick Collection, « Archives Directory for the History of Collecting in America », s.v. Julius Böhler (Firm), accessed February 8, 2017. Chez Böhler’s, l’œuvre était alors attribuée à Lippo Memmi.
5↑ Acheté pour la somme de 20.000 francs français sur le conseil de Bernard Berenson (voir : « Berenson to Johnson, Boston, November 13, 1908 », Correspondence, John G. Johnson Papers, Philadelphia Museum of Art, Library and Archives, archives.philamuseum.org/jgj/JGJ_B001_F008_004.
6↑ Diptyque : retable constitué de deux panneaux, amovibles ou non.
7↑ Un livre ouvert et des bobines de fils colorés demeurent abandonnés sur la table.
8↑ D’après https://philamuseum.org/collection/object/101891, consulté le 01.07.2023.
9↑ Voir note 2.

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