Samuel : dernier Juge en Israel, son histoire est racontée dans le Premier Livre des Rois. C’est lui qui reçoit de l’Eternel la mission d’instituer la royauté et d’oindre les deux premiers rois, Saül et David, afin de réaliser unité des tribus d’Israël contre les Philistins.
Sa mère, Anne, après être restée longtemps stérile, obtient par ses prières un fils qu’elle appelle Samuel, c’est-à-dire « l’obtenu de Dieu » ; quand il atteint l’âge de trois ans, elle l’amène au sacrificateur Héli pour le consacrer au Seigneur. Dieu lui apparaît en songe et le désigne comme successeur d’Héli. Il assiste en cette qualité au retour de l’Arche qui avait été capturée par les Philistins. Il prend un agneau de lait et l’offre en holocauste à l’Éternel.
Les Israélites, victorieux des Philistins, lui demandent un roi. Il oint Saül avec une fiole d’huile qu’il répand sur sa tête. Mais les fautes de Saül ayant irrité l’Eternel, Dieu dit à Samuel : « Remplis d’huile ta corne et pars ; je t’envoie chez Isai (Jessé) de Bethléem ; car c’est un de ses fils que j’ai choisi pour roi. » Samuel, inspiré par Dieu, fait chercher David, le plus jeune des fils d’Isaï, qui faisait paître ses brebis, et l’oint avec sa corne d’huile pour le consacrer comme successeur de Saül.
Même après sa mort, il est consulté par Saül et lui prédit sa destinée. La Pythonisse d’Endor [1]Dans la Bible hébraïque, la sorcière d’Endor, ou pythonisse d’Endor (village canaanite situé probablement sur le mont Moréh), mentionnée dans le premier livre de Samuel, chapitre 28, 3–25, est une nécromancienne « qui possède un talisman » avec lequel elle appelle le prophète Samuel récemment … Poursuivre évoque son ombre. Il annonce au roi prosterné devant cette apparition d’outre-tombe que l’Éternel s’est retiré de lui, donnera son royaume à David et le livrera aux Philistins [2]D’après Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien. Paris, Presses Universitaires de France, 1953-1958 (Kraus Reprint, 1988), II, 1, p. 250..
Iconographie
« Les deux attributs de Samuel, qui a la tête couverte du shimla des Juifs, sont l’agneau offert à lahvé en holocauste et la corne de l’onction (cornu olei) dont il se sert pour sacrer Saül et David. » [3]Ibid.
Notes
| 1↑ | Dans la Bible hébraïque, la sorcière d’Endor, ou pythonisse d’Endor (village canaanite situé probablement sur le mont Moréh), mentionnée dans le premier livre de Samuel, chapitre 28, 3–25, est une nécromancienne « qui possède un talisman » avec lequel elle appelle le prophète Samuel récemment décédé, à la demande de Saül, roi d’Israël. |
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| 2↑ | D’après Louis RÉAU, Iconographie de l’art chrétien. Paris, Presses Universitaires de France, 1953-1958 (Kraus Reprint, 1988), II, 1, p. 250. |
| 3↑ | Ibid. |
