L’ordre dorique est le plus ancien et, d’une certaine manière, le plus parfait ; des trois ordres de l’architecture grecs, c’est aussi le plus sobre. La colonne possède vingt cannelures formant des arêtes vives, réduites à seize par les Romains qui ajoutèrent une base à la colonne (la colonne dorique la plus pure ne repose pas sur une base mais directement sur le stylobate). Le chapiteau tronconique est privé de tout ornement. Les proportions de la colonne auraient, selon Vitruve, été réglées sur celle de l’homme : « [Les Grecs] mesurèrent le pied d’un homme, et, trouvant qu’il était la huitième partie de la hauteur du corps, ils appliquèrent à leurs colonnes cette proportion : quel que fut le diamètre de la colonne à son pied, ils donnèrent à la tige, y compris le chapiteau, une hauteur égale à huit fois ce diamètre. [1]VITRUVE, De Architectura, III, 1, 7 (« D’après quel modèle on a établi les proportions des temples »). »

Notes
| 1↑ | VITRUVE, De Architectura, III, 1, 7 (« D’après quel modèle on a établi les proportions des temples »). |
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