Jean Baptiste Louis Georges Seroux d’Agincourt (Beauvais, 1730 – Rome, 1814) : fermier général [1]Créée par Louis XIV, à l’initiative de Colbert en 1680, l’institution de la Ferme générale avait vocation à prendre en charge la recette des impôts indirects, droits de douane, droits d’enregistrement et produits domaniaux. Par extension, la Ferme générale est le corps de financiers qui prend à ferme les revenus du roi ; ils ne sont donc pas de simples banquiers, mais … Poursuivre, antiquaire et historien de l’art, l’un des précurseurs de l’histoire actuelle de l’art médiéval. Après s’être orienté assez tard vers les études d’art, il entreprend en 1777 un voyage en Angleterre, en Belgique, en Hollande et en Allemagne, s’intéressant particulièrement à l’art gothique, avant de se rendre finalement en Italie en 1778, pour ne plus jamais revenir en France.
À partir de ce moment, il conçoit le projet du grand œuvre qui va bientôt concentrer toute son activité : reprendre l’histoire de l’art là où Winckelmann l’avait laissée et l’écrire sur la stricte base des documents. Ce grand œuvre, auquel il consacre trente-cinq ans de sa vie [2]Marc FUMAROLI, Seroux d’Agincourt et « l’Europe littéraire », dans Seroux D’Agincourt, Jean Baptiste : Histoire de l’art par les monumens depuis sa décadence au IVe siècle jusqu’à son renouvellement au XVIe : ouvrage enrichi de 325 planches, Turin, Nino Aragno Editore, 2005, t. I, p. IX., est la préparation et la rédaction de son Histoire de l’Art par les Monuments, depuis sa décadence au IVe siècle jusqu’à son renouvellement au XVIe, première histoire de l’art illustrée, parue en plusieurs livraisons entre 1810 et 1823. Cet ouvrage imposant est pour une grande part à l’origine d’un retournement du goût en Europe, et d’un attrait nouveau pour les artistes italiens et, plus généralement, pour l’art gothique jusqu’alors considérés péjorativement comme primitifs, sinon décadents [3]Henri LOYRETTE, « Seroux d’Agincourt et les origines de l’histoire de l’art médiéval », Revue de l’art, no 48, 1980, p. 40-58..
Notes
| 1↑ | Créée par Louis XIV, à l’initiative de Colbert en 1680, l’institution de la Ferme générale avait vocation à prendre en charge la recette des impôts indirects, droits de douane, droits d’enregistrement et produits domaniaux. Par extension, la Ferme générale est le corps de financiers qui prend à ferme les revenus du roi ; ils ne sont donc pas de simples banquiers, mais également des gestionnaires de l’impôt. |
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| 2↑ | Marc FUMAROLI, Seroux d’Agincourt et « l’Europe littéraire », dans Seroux D’Agincourt, Jean Baptiste : Histoire de l’art par les monumens depuis sa décadence au IVe siècle jusqu’à son renouvellement au XVIe : ouvrage enrichi de 325 planches, Turin, Nino Aragno Editore, 2005, t. I, p. IX. |
| 3↑ | Henri LOYRETTE, « Seroux d’Agincourt et les origines de l’histoire de l’art médiéval », Revue de l’art, no 48, 1980, p. 40-58. |
