Le bol (du gr. : Βῶλος, « motte de terre ») est un type d’argile de couleur ocre à rouge plus ou moins intense [1]La couleur rouge est due à la présence d’oxyde de fer., grasse au toucher, douce sur les lèvres [2]Cennino Cennini recommande de faire l’essai avant son utilisation afin d’en déterminer la consistance convenable : « Quand tu as fini […], prends du bol d’Arménie et choisis-le de bonne qualité. Approche-le de ta lèvre inférieure ; si tu vois qu’il colle, c’est qu’il est bon (*) ». (Cennino CENNINI, Libro dell’arte [fin du XIVe – début du XVe s.] (Le livre de … Poursuivre, très fine (kaolinique), principalement utilisée dans la préparation de mordants [3]Mordant : substance permettant de fixer la couleur. pour la dorure car il augmente l’adhérence des feuilles d’or appliquées à l’eau sur bois préalablement préparé ou sur parchemin. Le fait qu’il crée une « assise » efficace pour la feuille d’or lui vaut également la dénomination d’assiette.
La terre de ce type la plus connue est le bol arménien [4]Autrefois, le bol arménien provenait exclusivement d’Arménie, de Perse ou des carrières de Lemnos en Grèce.. En raison de sa couleur rouge, il était parfois utilisé dans la peinture des parchemins, mais son utilisation principale est dans la préparation de mordants pour une bonne assiette de la dorure.
Les terres kaolinifères peuvent être teintes avec des couleurs (généralement végétales) pour obtenir du vert, du bleu, du noir, etc.
Notes
| 1↑ | La couleur rouge est due à la présence d’oxyde de fer. |
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| 2↑ | Cennino Cennini recommande de faire l’essai avant son utilisation afin d’en déterminer la consistance convenable : « Quand tu as fini […], prends du bol d’Arménie et choisis-le de bonne qualité. Approche-le de ta lèvre inférieure ; si tu vois qu’il colle, c’est qu’il est bon (*) ». (Cennino CENNINI, Libro dell’arte [fin du XIVe – début du XVe s.] (Le livre de l’art, chap. CXXXI « Comment on passe le bol <d’Arménie> sur un panneau et comment on le détrempe » (trad. critique, commentaires et notes par Colette Déroche, Paris, Berger-Levrault, 1981, pp. 230-231).
(*) « Le fait d’agacer les dents ou la langue est le propre des argiles très riches en alumine ; nous voyons donc que l’on faisait, dès le début des opérations, un bon choix de matière première, même si cétait de façon empirique… » F. BRUNELLO, « I coloranti per tintura nel « Milione » di Marco Polo », dans Laniera, 81, no 1, 1967. |
| 3↑ | Mordant : substance permettant de fixer la couleur. |
| 4↑ | Autrefois, le bol arménien provenait exclusivement d’Arménie, de Perse ou des carrières de Lemnos en Grèce. |
