Prophète de l’Ancien Testament dont les miracles sont décrits dans le deuxième livre des Rois [1]Parmi ces miracles, le plus célèbre, peut-être, est la guérison de « Naaman, chef de l’armée du roi d’Aram » : « Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération ; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. Or les Syriens étaient sortis … Poursuivre, Élisée est le disciple et le successeur du Prophète Élie. Il est à ses côtés lorsque celui-ci est emporté dans un char de feu [2]« Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s’arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec. Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : ‘Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être … Poursuivre. Le premier miracle qu’il réalise est de frapper les eaux du Jourdain à l’aide du manteau abandonné par Élie, pour les écarter et passer à pieds secs, rééditant le miracle réalisé par le prophète quelques instants auparavant. Ce signe est, pour les autres prophètes hébreux, le signe révélateur que « l’esprit d’Élie repose sur lui ». Il exerce son ministère dans le Royaume du Nord, revendiquant la fidélité au Dieu unique d’Israël, face aux cultes païens de Baal et d’Astarté qui se répandaient depuis la scission en un royaume de Juda et un royaume d’Israël [3]C’est la politique brutale de Salomon qui a conduit à la séparation de Juda du royaume après sa mort : « Roboam se rendit à Sichem, car tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. Lorsque Jéroboam, fils de Nebath, eut des nouvelles, il était encore en Égypte, où il s’était enfui loin du roi Salomon, et c’était en Égypte qu’il demeurait. On l’envoya … Poursuivre.
Après le prophète Élie, Élisée est le second (et dernier) père de l’Ordre du Carmel issu des prophètes de l’Ancien Testament.
Notes
| 1↑ | Parmi ces miracles, le plus célèbre, peut-être, est la guérison de « Naaman, chef de l’armée du roi d’Aram » : « Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération ; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d’Israël, qui était au service de la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Oh ! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre ! Naaman alla dire à son maître : La jeune fille du pays d’Israël a parlé de telle et telle manière. Et le roi de Syrie dit : Va, rends-toi à Samarie, et j’enverrai une lettre au roi d’Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles d’or, et dix vêtements de rechange. Il porta au roi d’Israël la lettre, où il était dit : Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t’envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu’Élisée, homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. » (2R 5. 1-10). |
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| 2↑ | « Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s’arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain. Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s’écartèrent de part et d’autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec. Pendant qu’ils passaient, Élie dit à Élisée : ‘Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d’être enlevé loin de toi.’ Élisée répondit : ‘Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu !’ Élie reprit : ‘Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas.’ Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan. Élisée le vit et se mit à crier : ‘Mon père !… Mon père !… Char d’Israël et ses cavaliers !’ Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux. Il ramassa le manteau qu’Élie avait laissé tomber, il revint et s’arrêta sur la rive du Jourdain. Avec le manteau d’Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s’écartèrent pas. Élisée dit alors : ‘Où est donc le Seigneur, le Dieu d’Élie ?’ Il frappa encore une fois, les eaux s’écartèrent, et il traversa. » (2R 2, 7-14). |
| 3↑ | C’est la politique brutale de Salomon qui a conduit à la séparation de Juda du royaume après sa mort : « Roboam se rendit à Sichem, car tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. Lorsque Jéroboam, fils de Nebath, eut des nouvelles, il était encore en Égypte, où il s’était enfui loin du roi Salomon, et c’était en Égypte qu’il demeurait. On l’envoya appeler. Alors Jéroboam et toute l’assemblée d’Israël vinrent à Roboam et lui parlèrent ainsi : Ton père a rendu notre joug dur ; toi maintenant, allège cette rude servitude et le joug pesant que nous a imposé ton père. Et nous te servirons. Il leur dit : Allez, et revenez vers moi dans trois jours. Et le peuple s’en alla. Le roi Roboam consulta les vieillards qui avaient été auprès de Salomon, son père, pendant sa vie, et il dit : Que conseillez-vous de répondre à ce peuple ? Et voici ce qu’ils lui dirent : Si aujourd’hui tu rends service à ce peuple, si tu leur cèdes, et si tu leur réponds par des paroles bienveillantes, ils seront pour toujours tes serviteurs. Mais Roboam laissa le conseil que lui donnaient les vieillards, et il consulta les jeunes gens qui avaient grandi avec lui et qui l’entouraient. Il leur dit : Que conseillez-vous de répondre à ce peuple qui me tient ce langage : Allège le joug que nous a imposé ton père ? Et voici ce que lui dirent les jeunes gens qui avaient grandi avec lui : Tu parleras ainsi à ce peuple qui t’a tenu ce langage : Ton père a rendu notre joug pesant, et toi, allège-le-nous ! tu leur parleras ainsi : Mon petit doigt est plus gros que les reins de mon père. Maintenant, mon père vous a chargés d’un joug pesant, et moi je vous le rendrai plus pesant ; mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi je vous châtierai avec des scorpions. Jéroboam et tout le peuple vinrent à Roboam le troisième jour, suivant ce qu’avait dit le roi : Revenez vers moi dans trois jours. Le roi répondit durement au peuple. Il laissa le conseil que lui avaient donné les vieillards, et il leur parla ainsi d’après le conseil des jeunes gens : Mon père a rendu votre joug pesant, et moi je vous le rendrai plus pesant ; mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi je vous châtierai avec des scorpions. Ainsi le roi n’écouta point le peuple ; car cela fut dirigé par l’Éternel, en vue de l’accomplissement de la parole que l’Éternel avait dite par Achija de Silo à Jéroboam, fils de Nebath. Lorsque tout Israël vit que le roi ne l’écoutait pas, le peuple répondit au roi : Quelle part avons-nous avec David ? Nous n’avons point d’héritage avec le fils d’Isaï ! A tes tentes, Israël! Maintenant, pourvois à ta maison, David! Et Israël s’en alla dans ses tentes. Les enfants d’Israël qui habitaient les villes de Juda furent les seuls sur qui régna Roboam. Alors le roi Roboam envoya Adoram, qui était préposé aux impôts. Mais Adoram fut lapidé par tout Israël, et il mourut. Et le roi Roboam se hâta de monter sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem. C’est ainsi qu’Israël s’est détaché de la maison de David jusqu’à ce jour. Tout Israël ayant appris que Jéroboam était de retour, ils l’envoyèrent appeler dans l’assemblée, et ils le firent roi sur tout Israël. La tribu de Juda fut la seule qui suivit la maison de David. » (1R 12, 1-20). |
