
Azzo di Masetto (actif à San Gimignano entre 1289 et 1297)
Fregio araldico con lo stemma di Carlo Martello
Arbitrato di Scolaio Ardinghelli
Ommagio a Carlo II d’Angiò con il suo corteo, 1290.
Fresque,
Inscriptions :
- (entre la frise supérieure et la frise médiane [1]Le relevé des inscriptions est dû à Matteo Ferrari. Ce dernier précise qu’il « indique entre () la dissolution des abréviations, [et] insère entre [] les lacunes qui peuvent être intégrées, y compris celles qui peuvent être modifiées ou compensées grâce aux documents d’archives cités ci-dessus. Enfin, [il] indique entre <> les portions de l’inscription qui, non … Poursuivre) : « IN NO(M)I(N)E D(OMI)NI AM(EN) ANNO EI(US)DE[(M)] MCCLXXXXII DIE TERTIO NONAS AP[(RI)]LIS I[(N)]DICT(IONE) Q(UI)NTA <T(EM)P(O)R(E) POT(EST)ARIE> NO<BILIS (ET) SAPIE(N)TIS MILITIS DOMINI> BLA<SII DE TALOMEIS DE SENIS HONORABILIS PO(TESTA)TIS CO(MUN)IS S(AN)CT)I GEM(INIANI) C>[UM DISCORDIA ESSET INTER CLERICOS] / S<(AN)C(T)I GEM(INIANI) EI(US)>QUE DISTRICT(US) EX <UNA P(AR)T>E ET CO(MUN)E <ET H>O(M)I(N)ES S(AN)C(T)<I> GEM(INIANI) EX ALTERA ET Q(UESTI)O(N)ES MULTE OB HOC MO<TE E(SS)E>NT <I(N)> CURIA ROMANA ET ALIBI DE VOLU(N)TATE UTRIU(S)QUE <P(AR)TIS LATA> [EST SENTENTIA PER] / SCOLARIU(M) DE ARDINGHELLIS DE S(AN)C(TO GEM(INIANO) ARCHIEP(ISCOPU)M SURE(N)SEM ARBITRATORE(M) I(N) P(RE)DIC(T)IS Q[UOD] CLERICI P(RE)D(I)C(T)I FACIA(N)T CU(M) EFFECTU LIBERE TOLLI ET REMO<VERE I>(N)T(ER)DI)C(TU)M E[MI]SSU(M) <I(N)> UNIVERSITA<TE(M) ET HO(M)I(N)E>[s] [DE SANCTO GEMINIANO ET ABSOLVI]/ RECTORES ET QUOSLIBET OFFITIA[L]ES D(I)C(T)I CO(MUNIS) AB EXC(OMUN)I(CATI)ONE [FACTA DE] D[ICT]IS V(E)L (QUAM) I(N)CURRISSE(N)T CO(N)T(RA) P(RE)D(I)C(T)A [AB]SQUE ALIQ(U)O HONE<RE [DISPE(N)DIO]> CRAVAMINE SEU F(A)C(T)O D[I]<C> (T)O(RUM) HO(M)I(N)UM <ET CO(M)U(N)IS V(E)L> ALT(ER)I(US) SINGULARIS ET Q(UOD) IP[SI] CLER(ICI) SEU CL [ERUS> RENUNCIENT OMNIBUS ET SINGULIS CAU-SIS] / Q(UA)S <[QUOLIB(ET)]> MO(DO) H(ABE)NT CU(M) D(I)C(T)O CO(MUN)I I(N) CURIA ROMANA V(E)L ALIBI ET Q(UOD) P(RE)DI)C(T)A OMNIA FIA(N)T [AD PRE TOTUM] [ME(N)SEM MAII P(RO)XI(M)E VE(N)TU(RUM) SUB PENA C MARCA(RUM) A<RGE(N)>TI D(E) Q(UI)B(US) E(ST) <[FACTUM]> I(N)STR(U)M(ENTUM) P(ER) SER DIECTIFECE(M) D(I)C(TO)FECI NOT(ARIUM) T(UN)C D(I)C(T)I D(OMINI <POT(ESTAT)IS E>[…AD] / HONORE(M) P(RE)D(I)C(T)O(RUM) C [2]Probablement à interpréter comme une marque de paragraphe utilisée pour séparer deux parties de l’inscription, comme semble également le penser CLARKE, The interdict on San Gimignano, p. 300 (CHELLINI, Le iscrizioni, p. 64, le transcrit comme un E). Note de Marco Ferrari. EXTRA(CTUM) V(ER)O D(I)C(TU)M ARBITRAM(EN)TU(M) FUIT. » [3]« In nomine Domini Amen Anno eiusdem MCCLXXXXII die tertio nonas aprilis indictione quinta tempore potestatis nobilis et sapientis militis domini Blasii de Talomeis de Senis honorabilis potestatis comunis Sancti Gemignani cum discordia esset inter clericos Sancti Geminiani eiusque districtus ex una parte et comune et homines Sancti Gemignani ex altera et questionnes multes ob hoc mote essent … Poursuivre
- (admonestation destinée aux magistrats de la Commune comunali, sur la bordure rouge) : « DIRIGE IUDITIU(M) CU(M) IUDEX SEDERIS ET NE TE MOVEAT TEROR […] SPES ODIU[M…] IURE PARE[S…] GENEROSUS AMICI…] ADVENA DILJE HEC […JE[… JATI..JPOTES[…] // […]DOR[…] »
- (plus bas dans un cartouche) : « PRIPOSTO / ODI BENIGNO CIASCHUN CHE PROPONE / RISPONDE GRATIOSO (ET) FA RAGIONE. »
Provenance : In situ.
San Gimignano, Palazzo del Comune, Sala di Dante.
Probablement exécuté en 1290 [4]Un paiement est versé à Azzo di Masetto en août 1291 pour avoir peint la « cameram novam palatii comunis » ou nouvelle chambre du Palais de la Commune (Jean C. Campbell, The Game of Courting and the Art of the. Commune of San Gimignano, 1290-1320. Princeton, Princeton. University Press, 1997, p. 219, note 39)., le cycle de fresques peint par Azzo di Masetto
Le sceptre de lys et les armoiries tissées sur le drap d’honneur (peut-être repris plus tard) étendu sur le trône déclarent l’appartenance du personnage représenté dans la scène d’hommage à la dynastie angevine. La scène a été initialement interprétée comme l’hommage de San Gimignano à Charles Ier en 1267, lorsque le roi y passa peut-être après la prise de Poggibonsi (novembre). En effet, le plus éloigné des trois personnages qui apparaissent devant le souverain est le podestat (portant une coiffe rouge et une robe verte), qui semble vouloir remettre son gant au roi, selon un rituel féodal typique de soumission (hommage et investiture). Certains éléments remettent cependant en question cette interprétation, à commencer par la datation de la fresque et le contexte historique évoqué par la série héraldique. La scène a en effet été réalisée sous le mandat du podestat Bengo dei Buondelmonti de Florence (1290), dont les armoiries figurent au centre du mur oriental [5]Jean C. Campbell, op. cit., p. 35 ; Alessandro Savorelli, « Il fregio araldico “angioino” della Sala di Dante », dans Popolo di Toscana… op. cit., p. 45 ; Id., « Contesti imprevedibili. Cavalieri di Francia a San Gimignano », dans M. Ferrari (dir.), L’arme segreta. Araldica e storia dell’arte nel Medioevo (secoli XIII-XV), … Poursuivre, comme le suggère également un paiement à Azzo di Masetto effectué en août 1291 pour les peintures réalisées dans la « cameram novam palatii communis » [6]Jean C. Campbell, op. cit., p. 219, note 39..
Au-dessous d’une bande décorative à racèmes [7]Un racème désigne une inflorescence indéfinie dans laquelle les fleurs sont disposées sur un axe, chacune sur un pédicelle développé., recouverte plus tard par une inscription [8]Voir note 2 ci-dessus., se trouvait une scène festive avec des personnages dansant et jouant, difficilement lisibles aujourd’hui en raison des repeints ultérieurs. Sur le cadre rouge qui la surmonte, « la même main qui a écrit les légendes des armoiries ci-dessus a tracé une longue inscription en lettres majuscules gothiques, jamais détectée jusqu’à présent sans doute en raison de son mauvais état de conservation. L’écriture, qui se poursuivait également le long du mur sud, ne servait pas à identifier la scène mais, d’après ce que l’on peut comprendre aujourd’hui, incitait le magistrat municipal à formuler son jugement sans se laisser influencer par des sentiments opposés. [9]Matteo FERRARI, op. cit., p. 35. »
Un personnage de profil et vêtu d’un manteau pourpre se détache au centre du registre supérieur, assis sur un trône à suppedaneum. Abrité par un pavillon orné d’écus aux armes de la Maison d’Anjou, peut-être résultat d’un repeint tardif, il tient un sceptre surmonté d’un lys 12. Le souverain, avec son incomparable profil angevin immortalisé par Dante [10]« Anche al nasuto vanno mie parole », Dante, Purgatoire, VII, 124., s’adresse au petit groupe d’individus. qui se présentent devant lui. Ceux-ci sont accompagnés de chiens et de faucons, comme s’ils revenaient d’une partie de chasse [11]Dans les conventions iconographiques de l’époque, le gant était également retiré pour se préparer à prêter serment : Robert Jacob, Images de la Justice. Essai sur l’iconographie judiciaire du Moyen Âge à l’âge classique, Paris, Le Léopard d’Or, 1994, p. 87.. Sur le côté opposé de la scène se trouve un personnage avec un chien et un faucon, probablement suivi à l’origine par d’autres personnages disparus.
La représentation, enfin, est surmontée d’une frise héraldique comportant les armoiries des principaux potentats de l’époque, dont certaines sont encore accompagnées des inscriptions qui les identifient aujourd’hui. On reconnaît ainsi les insignes de Florence [12]Florence est alors à la tête du front guelfe dans lequel combat également la commune de San Gimignano., d’Aragon, de Castille et Léon, de France, de l’Église, de l’Empire et de l’Angleterre. La série est complétée par les armoiries de Guy de Montfort, ici indiqué comme D(OMI)N(U)S COMES DE MO(N)FORTE, qui, déjà vicaire de Toscane et chef des armées angevines, mourut en captivité à la fin de 1291 ; du D(OMI)N(U)S AMERIGUS, futur vicomte de Narbonne, qui commandait les troupes guelfes à Campaldino en juin 1289 ; et de D(OMI)N(U)S C[AROLUS] MARTEL[US], fils de Charles II d’Anjou et roi de Hongrie de 1290 à 1295, année de sa mort.
Le texte de cette « charte lapidaire [13]Les chartes lapidaires, et plus généralement les inscriptions rapportant des décisions ou des gestes de nature diplomatique, sont pourtant souvent au contact des pratiques héraldiques, par fonction ou par contexte. »
En l’absence de véritables didascalies, la signification du cycle pictural ainsi que sa chronologie peuvent aujourd’hui être éclaircis principalement grâce aux blasons représentés sur les autres murs de la salle. Déjà vaguement attribués à des familles de l’élite toscane et de San Gimignano 16, ces écus portent les insignes de lignées françaises éminentes, comme les Châtillon, les Chabot, les Comtes de Poitiers, les De l’Isle-Adams, les Pressigny, les comtes du Forez et du Mallet. Bien que les sources ne mentionnent pas expressément la présence de membres de ces familles à San Gimignano et en Toscane au cours de ces années-là, il est probable qu’ils aient composé la suite armée de Charles II d’Anjou pendant le voyage qui le conduisit de Paris, où il était arrivé après sa libération de captivité aragonaise en novembre 1288, à Rieti, où il fut couronné le 29 mai suivant. Chemin faisant, le prince s’arrêta à Florence en compagnie de sa « petite compagnie d’hommes d’armes » 18, où il fut accueilli avec de grands honneurs et « avec palio et armeggerie trattenuto » 1er. Avant de continuer le voyage, pour répondre à la demande des Florentins qui lui demandaient un capitaine de guerre, Charles d’Anjou laissa en ville Amerigo de Narbonne, accompagné d’un « ancien chevalier de son bailli », sans doute Guillaume de Durfort, et de « beaucoup d’autres chevaliers aptes et expérimentés à la guerre » 2. Il est probable que ce dernier, sans doute lui aussi d’origine française, appartenait précisément à l’une des familles dont les blasons figurent à San Gimignano. » [14]Matteo Ferrari, « Dalla pergamena… », op.cit., pp. 35-36..
Malgré les lacunes et les remaniements, le sens général du texte a toujours été évident, tout comme son rapport avec la sentence prononcée en avril 1292 par Scolaio Ardinghelli pour mettre fin au conflit qui opposait depuis longtemps la municipalité et le clergé local. La controverse, reconstituée avec précision par Peter Clarke, avait commencé à la fin des années 1280, lorsque la municipalité de San Gimignano imposa au clergé local, en même temps, l’interdiction de percevoir la dîme et, dans la nécessité de trouver de nouveaux revenus pour faire face aux énormes dépenses accumulées ces dernières années, l’obligation de payer une taxe sur les biens vendus, sans tenir compte des immunités fiscales dont jouissent les religieux. La situation s’aggrava rapidement vers la fin de 1289, lorsque le clergé abandonna la ville, emportant avec lui les vêtements et les retables de l’église paroissiale, privant ainsi les habitants de San Gimignano de l’administration des sacrements. L’évêque de Volterra entra également immédiatement dans la diatribe, dans le diocèse duquel se trouve la ville toscane, sans siège épiscopal propre malgré son poids démographique. Antagoniste de longue date de la municipalité de San Gimignano, dont les projets de mesures juridictionnelles et territoriales étaient toujours préjudiciable aux intérêts de l’épiscopat de Volterra, il lança l’interdiction contre la municipalité et excommunia ses fonctionnaires avec la claire intention de les faire revenir aux dispositions déjà prises.
De toute évidence, les magistratures de San Gimignano ne changèrent pas de position et, en effet, un certain anticléricalisme se répandit dans la ville, en témoigne la circulation de chansons et de poèmes, tandis que les assemblées municipales répondaient aux demandes des dirigeants ecclésiastiques en envoyant des ambassadeurs. à l’évêque de Pistoia et à la Curie romaine pour clarifier leurs actions. Vers la fin de 1290, le clergé de San Gimignano s’adressa directement au Pape, dénonçant le comportement de la municipalité qui, malgré l’interdit qui pesait sur la ville, avait permis l’administration des sacrements dans l’église paroissiale (après l’abandon de la ville par le clergé, les magistrats s’étaient en effet tournés à plusieurs reprises vers les villes voisines pour demander l’envoi de prêtres qui garantiraient la célébration des offices sacrés) et avait utilisé les cloches de l’église, selon eux, pour les services religieux. En réaction à cette plainte, le 5 novembre 1290, le pape Nicolas IV envoya des instructions à l’évêque de Florence pour intimer à la municipalité de San Gimignano de présenter ses délégués pour se défendre dans un délai de quinze jours, sous la menace de mesures plus lourdes, spirituelles et temporelles. Les magistrats obéirent à l’injonction papale et, en même temps, envoyèrent également des messagers à Pistoia, où l’affaire était encore en cours d’instruction.
Le conflit dura plus d’un an sans trouver de solution. Finalement, le 23 mars 1292, l’évêque de Volterra, répondant à une demande spécifique du clergé de San Gimignano, donna à ce dernier le pouvoir de rechercher un compromis avec la municipalité par l’intermédiaire de Scolaio Ardinghelli, archevêque d’Arborea et de Tiro. Les deux parties en conflit acceptèrent la solution, certainement toutes deux convaincues que leurs raisons seraient enfin reconnues. Malgré son appartenance à l’une des familles les plus illustres et les plus puissantes de la ville toscane, à l’époque alignée sur les positions guelfes et parmi les plus farouches antagonistes des Gibelins Salvucci, Scolaio dut apparaître comme un arbitre acceptable en raison de sa renommée et de sa neutralité supposée du fait qu’il avait été affecté à des évêchés éloignés de San Gimignano. L’issue de l’affaire peut cependant soulever quelques doutes sur l’impartialité de l’archevêque. Le 3 avril 1292, alors que le siennois Blasio de Tolomei était podestat, Ardinghelli rendit son jugement, demandant au clergé de lever l’interdit qui pesait sur les communitas de San Gimignano et de renoncer à toute autre procédure judiciaire contre la municipalité, avant le mois de mai suivant, sous peine d’une amende de 100 marks d’argent. Un aspect assez singulier de ce type d’accord est qu’en échange de l’abandon de leurs fonctions, le clergé de la ville toscane n’a reçu aucune compensation.
La conclusion de l’histoire est attestée non seulement par l’inscription dans la salle de Dante, mais aussi par le parchemin rapportant l’acte original de l’arbitrage, aujourd’hui conservé dans les archives historiques de la Collégiale de San Gimignano, et de sa copie authentique dans le Livre Blanc, le registre dans lequel les magistrats de San Gimignano faisait transcrire les privilèges de la municipalité. Leone Chiellini et Peter Clarke ont été les premiers à remarquer les relations entre ces documents, en soulignant notamment le fait que l’inscription du bâtiment municipal rassemble certains passages de la décision arbitrale, les citant pour la plupart à la lettre. Tous deux ont ainsi proposé une première édition du texte enregistré, comblant les lacunes grâce à la comparaison avec l’un des deux exemplaires de l’acte. L’examen autopsique de l’inscription et une nouvelle lecture des documents permettent désormais de proposer une nouvelle transcription du texte inscrit qui prend également en compte les éventuelles interpolations de restauration.
Notes
| 1↑ | Le relevé des inscriptions est dû à Matteo Ferrari. Ce dernier précise qu’il « indique entre () la dissolution des abréviations, [et] insère entre [] les lacunes qui peuvent être intégrées, y compris celles qui peuvent être modifiées ou compensées grâce aux documents d’archives cités ci-dessus. Enfin, [il] indique entre <> les portions de l’inscription qui, non visibles dans les reproductions photographiques plus anciennes, ont pu être intégrées ou mal comprises lors des restaurations du début du XXe siècle. » Matteo FERRARI, « Dalla pergamena al muro: l’Arbitrato di Scolaio Ardinghelli nel Palazzo comunale di San Gimignano », dans Studi di storia medioevale e di diplomatica – Nuova Serie, (5), pp. 31–64, Dipartimento di Studi Storici dell’Università degli Studi di Milano – Bruno Mondadori, mise en ligne : https://www.researchgate.net/publication/370475384_Dalla_pergamena_al_muro_l%27arbitrato_di_Scolaio_Ardinghelli_nel_Palazzo_comunale_di_San_Gimignano/fulltext/645259af5762c95ac36e878f/Dalla-pergamena-al-muro-larbitrato-di-Scolaio-Ardinghelli-nel-Palazzo-comunale-di-San-Gimignano.pdf?origin=publication_detail&_tp=eyJjb250ZXh0Ijp7ImZpcnN0UGFnZSI6InB1YmxpY2F0aW9uIiwicGFnZSI6InB1YmxpY2F0aW9uRG93bmxvYWQiLCJwcmV2aW91c1BhZ2UiOiJwdWJsaWNhdGlvbiJ9fQ |
|---|---|
| 2↑ | Probablement à interpréter comme une marque de paragraphe utilisée pour séparer deux parties de l’inscription, comme semble également le penser CLARKE, The interdict on San Gimignano, p. 300 (CHELLINI, Le iscrizioni, p. 64, le transcrit comme un E). Note de Marco Ferrari. |
| 3↑ | « In nomine Domini Amen Anno eiusdem MCCLXXXXII die tertio nonas aprilis indictione quinta tempore potestatis nobilis et sapientis militis domini Blasii de Talomeis de Senis honorabilis potestatis comunis Sancti Gemignani cum discordia esset inter clericos Sancti Geminiani eiusque districtus ex una parte et comune et homines Sancti Gemignani ex altera et questionnes multes ob hoc mote essent in curia romana et alibi de voluntate utriusque partis lata est sententia per scolarium de Ardinghellis de Sancto Gemignano archiepiscopum surensem arbitrarorem in predictis quod clerici predicti faciant cum effectu libere tolli et removere interdictum emissum in universitatem et homines de Sancto Gemignano absolvi rectores et quoslibet offitiales dicti comunis ab excomunicationem facta de dictis vel quam incurrissent contra predicta absque aliquo honore dispendio cravamine seu facto dictorum hominum et comunis vel alterius singularis et quod ipsi clerici seu clerus renuncient omnibus et singularis causis quas quodlibet modi habent cum dicto comuni in curia romana vel alibi et quod predicta omnia fiant ad pre totum mensem maii proxime venturum sub pena C marcarum argenti de quibus est factum instrumentum per ser Diectifecem dictofeci notarium tunc dicti domini potestatis e …ad honorem predictorum C extractum vero dictum arbitramentum fuit. » (« Au nom du Seigneur Amen, l’an du même 1332, le troisième jour du 9 avril, dans la cinquième saison de l’autorité du noble et sage soldat du Seigneur Biagio de’ Tolomei de Sienne, l’honorable autorité de la commune de San Gimignano, lorsqu’il y eut une discorde entre les clercs de San Gimignano et son district d’une part, et la commune et les habitants de San Gimignano d’autre part. De nombreuses questions furent soulevées à l’époque devant la Curie romaine tribunal et ailleurs sur la volonté des deux parties. Une décision a été rendue par Scolaio Ardinghelli de San Gimignano. A Gemignano, les gouverneurs et tous fonctionnaires de ladite commune sont absous de l’excommunication prononcées contre eux ou qu’ils ont encouru sans aucune dépense d’honneur par le cram ou l’acte desdits hommes et communs ou de tout autre individu et que les clercs ou le clergé eux-mêmes renoncent à toutes et individuelles causes qu’ils ont de quelque manière que ce soit avec ladite commune à la cour romaine ou ailleurs et que tout ce qui précède devait être fait avant tout le mois de mai prochain sous peine de 100 marcs d’argent dont il a été fait 57 instrument par ser Diectifecem dictofece notaire du pouvoir dudit seigneur d’alors de … à l’honneur dudit C était l’extrait dudit arbitrage. »). |
| 4↑ | Un paiement est versé à Azzo di Masetto en août 1291 pour avoir peint la « cameram novam palatii comunis » ou nouvelle chambre du Palais de la Commune (Jean C. Campbell, The Game of Courting and the Art of the. Commune of San Gimignano, 1290-1320. Princeton, Princeton. University Press, 1997, p. 219, note 39). |
| 5↑ | Jean C. Campbell, op. cit., p. 35 ; Alessandro Savorelli, « Il fregio araldico “angioino” della Sala di Dante », dans Popolo di Toscana… op. cit., p. 45 ; Id., « Contesti imprevedibili. Cavalieri di Francia a San Gimignano », dans M. Ferrari (dir.), L’arme segreta. Araldica e storia dell’arte nel Medioevo (secoli XIII-XV), Florence, Le Lettere, 2015, p. 47-61, reprenant une opinion exprimée oralement par Alessandro Bagnoli (1992 et 1999). |
| 6↑ | Jean C. Campbell, op. cit., p. 219, note 39. |
| 7↑ | Un racème désigne une inflorescence indéfinie dans laquelle les fleurs sont disposées sur un axe, chacune sur un pédicelle développé. |
| 8↑ | Voir note 2 ci-dessus. |
| 9↑ | Matteo FERRARI, op. cit., p. 35. |
| 10↑ | « Anche al nasuto vanno mie parole », Dante, Purgatoire, VII, 124. |
| 11↑ | Dans les conventions iconographiques de l’époque, le gant était également retiré pour se préparer à prêter serment : Robert Jacob, Images de la Justice. Essai sur l’iconographie judiciaire du Moyen Âge à l’âge classique, Paris, Le Léopard d’Or, 1994, p. 87. |
| 12↑ | Florence est alors à la tête du front guelfe dans lequel combat également la commune de San Gimignano. |
| 13↑ | Les chartes lapidaires, et plus généralement les inscriptions rapportant des décisions ou des gestes de nature diplomatique, sont pourtant souvent au contact des pratiques héraldiques, par fonction ou par contexte. |
| 14↑ | Matteo Ferrari, « Dalla pergamena… », op.cit., pp. 35-36. |

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