Dans l’Italie du nord médiévale, le contado [1]De l’occitan comtat, équivalent du lat. comitatus, lui-même dérivé de comes –mĭtis : « comté » au sens médiéval de « fief d’un comte », c’est-à-dire un territoire dépendant de l’administration d’un comes ou comte de l’époque carolingienne. On dit contado, mais aussi contea ou comitato, provenant de l’occitan comtat. Odile Redon (*) … Poursuivre désigne l’étendue territoriale sur laquelle chaque cité exerce, au moins théoriquement, son contrôle politique et économique et dont l’extension maximale correspond généralement aux frontières d’une circonscription ecclésiastique (diocèse). C’est aussi l’espace rural où la commune exerce son pouvoir public. Il peut ainsi être perçu comme un espace plus ou moins sauvage, séparé de la cité par les murailles qui la délimitent et la protègent.
Du terme contado naît contadino, le paysan.
Notes
| 1↑ | De l’occitan comtat, équivalent du lat. comitatus, lui-même dérivé de comes –mĭtis : « comté » au sens médiéval de « fief d’un comte », c’est-à-dire un territoire dépendant de l’administration d’un comes ou comte de l’époque carolingienne. On dit contado, mais aussi contea ou comitato, provenant de l’occitan comtat. Odile Redon (*) traduit la formule contado senese par « pays siennois ».
(*) Odile REDON, L’espace d’une cité. Sienne et le pays siennois (XIIIe-XIVe siècles), Rome, École Française de Rome, 1994). |
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