Sebastiano Folli, « Appello del Buon Pastore »

Sebastiano Folli (Sienne, 1569 – 1622)

Appello del Buon Pastore (L’Appel du Bon Pasteur), fin du XVIe s.

Fresque.

Inscriptions :

  • (dans un cartouche, sous l’image) : « (ET) VOCAVI TE NOMINE TVO » [1]« (Et nunc haec dicit Dominus creans te, Jacob, et formans te, Israel : Noli timere, quia redemi te,) et vocavi te nomine tuo (: meus es tu.) » : « Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob ! Celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! » (Es 23, 1).

Provenance : In situ.

Pontignano (Abbadia Berardenga), Certosa di Pontignano, Chiesa dei Monaci.

Debout au pied de l’autel, un prêtre revêtu de l’habit sacerdotal, sans doute au moment où il va célébrer l’office, écoute une parole divine. C’est précisément ce qu’indique l’ange en lévitation devant lui de son index pointé vers le ciel. Une nouvelle fois, comme le précise également l’inscription (et vocavi te nomine tuo), c’est Isaïe, à travers une prophétie de l’Ancien Testament qui, par le biais de l’Évangile selon saint Jean [2]« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir … Poursuivre, sera reprise en écho dans le Nouveau sous la forme de la parabole du Bon Pasteur, qui donne ici le ton. Au moment de célébrer l’Eucharistie, le prêtre, la main sur la poitrine, manifeste visiblement qu’il a compris la leçon : au moment d’aller à la rencontre des brebis dont il a la charge, il est invité à s’inspirer du modèle que lui donne le Christ.

Notes

Notes
1 « (Et nunc haec dicit Dominus creans te, Jacob, et formans te, Israel : Noli timere, quia redemi te,) et vocavi te nomine tuo (: meus es tu.) » : « Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob ! Celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! » (Es 23, 1).
2 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. » (Jn 10, 1-10).

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