Isaia

Isaïe figure en première position sur la liste canonique des quatre grands Prophètes. Il n’existe aucun document historique susceptible d’apporter des informations avérées sur sa vie. Seule une tradition judaïque tardive qui figure dans un texte du Ier siècle après J.C. (Ascensio Jesaïae) rapporte l’épisode de sa mort atroce.

Iconographie
  • Il est désigné la plupart du temps par la prophétie : « Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen ejus Emmanuel » [1] dont seul le début est généralement inscrit sur un phylactère
  • Il a également pour attributs
    • une tige de l’arbre de Jessé qu’il tient à la main
    • une petite cuiller contenant un charbon ardent (souvenir de la purification de ses lèvres, voir plus bas)
    • une scie (souvenir de son supplice)

Scènes de la vie du Prophète Isaïe :

  • La vision du Seigneur entre des séraphins (Isaïe, 6, 1-3) : « 01 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. 02 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. 03 Ils se criaient l’un à l’autre : ‘Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire.’ »
  • La purification des lèvres du prophète avec un charbon ardent après la vision du Seigneur qu’il a eue de ses propre yeux (Isaïe, 6, 5-7) : « 05 Je dis alors : ‘Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers !’ 06 L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. 07 Il l’approcha de ma bouche et dit : ‘Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné.’ »
  • Dieu apparaît à Isaïe et lui livre une révélation (Isaïe, 45, 1-6) : « 01 Ainsi parle le  Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : 02 Moi, je marcherai devant toi ; les terrains bosselés, je les aplanirai ; les portes de bronze, je les briserai ; les verrous de fer, je les ferai sauter. 03 Je te livrerai les trésors des ténèbres, les richesses dissimulées, pour que tu saches que Je suis le Seigneur, celui qui t’appelle par ton nom, moi, le Dieu d’Israël. 04 À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. 05 Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, 06 pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre […]. »
  • Supplice mortel d’Isaïe ; il est scié vif dans le tronc d’un cèdre : le roi Manassé, chef des ennemis, donne l’ordre de scier le cèdre dans le tronc duquel Isaïe s’est caché (celui-ci a été trahi par un pan de son manteau qui dépassait le tronc …).

[1] « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) » (Isaïe, 7, 14).