Alcuin

Alcuin (York [Northumbrie], v. 720/730 – Tours, 804) : selon Éginhard, « l’homme le plus savant de son temps » [1]EginhardVita Karoli Magni [v. 830] (Vie de Charlemagne [trad. du latin par Louis HALPHEN, édité par Michel Sot et Christiane Veyrard-Cosme], Paris, Les Belles Lettres, 2013).. Il est « formé à l’école cathédrale de York, où il assume par la suite les fonctions de maître et bibliothécaire. Sur l’invitation de Charlemagne qu’il rencontre à Parme, il se rend en France en 782. Devenu le conseiller le plus intime du roi [2]Charlemagne ne deviendra empereur que huit ans plus tard., il dirige et réorganise l’école palatine, tout en prenant une part active au renouveau spirituel et intellectuel du royaume. Il est nommé abbé de Saint Martin de Tours en 796 [3]En tant qu’abbé de Saint-Martin de Tours, il y rétablit l’observance régulière, encourage la copie de nombreux textes au sein du scriptorium (l’atelier de copie de l’abbaye), d’après des modèles importés d’Angleterre (Marie-Pierre Laffitte, Charlotte Denoël, Marianne Besseyre, Jean-Pierre Caillet, « Les foyers de la Renaissance … Poursuivre et y demeure jusqu’à sa mort. Ses travaux couvrent de nombreux domaines : professeur, il met au point de nouveaux manuels scolaires sous la forme attrayante de dialogues ; théologien, il participe aux débats de son temps et se voit confier la rédaction d’un célèbre traité sur les images, les Libri Carolini ; exégète, il révise le texte de la Bible et du Sacramentaire d’Hadrien ; hagiographe et poète, il a laissé un grand nombre de vies de saints et de poèmes de circonstance. Ses nombreuses lettres nous renseignent sur sa personnalité et son époque. » [4]Marie-Pierre Laffitte, Charlotte Denoël, Marianne Besseyre, Jean-Pierre Caillet, « Les principaux acteurs de la Renaissance carolingienne », Trésors carolingiens, BNF, Les Essentiels, 2007. Mise en ligne : https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/967cffde-db11-4932-9ee7-9f88d381a576-principaux-acteurs-la-renaissance-carolingienne.

Alcuin, théologien, poète mais aussi diplomate, est, de fait, l’artisan de l’un des plus vastes mouvements intellectuels de l’histoire européenne : la Renaissance carolingienne, qui chercha, comme il le prétend lui-même, à faire de la cour de Charlemagne « une Athènes plus belle que l’ancienne car ennoblie par l’enseignement du Christ » [5]Georges Minois, Charlemagne, Paris, Perrin, 2010, pp. 669-712..

Notes

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1 EginhardVita Karoli Magni [v. 830] (Vie de Charlemagne [trad. du latin par Louis HALPHEN, édité par Michel Sot et Christiane Veyrard-Cosme], Paris, Les Belles Lettres, 2013).
2 Charlemagne ne deviendra empereur que huit ans plus tard.
3 En tant qu’abbé de Saint-Martin de Tours, il y rétablit l’observance régulière, encourage la copie de nombreux textes au sein du scriptorium (l’atelier de copie de l’abbaye), d’après des modèles importés d’Angleterre (Marie-Pierre Laffitte, Charlotte Denoël, Marianne Besseyre, Jean-Pierre Caillet, « Les foyers de la Renaissance carolingienne », Trésors carolingiens, BNF, Les Essentiels, 2007. Mise en ligne : https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/d7d65a21-8b82-4178-b24a-52b6e66cb1c7-foyers-la-renaissance-carolingienne.) et augmente considérablement le fonds de la bibliothèque. L’abbaye devint l’un des foyers de la culture de l’époque carolingienne. Le jeune Raban Maur, notamment, vint y étudier (Jean Chelini, « Alcuin, Charlemagne et Saint-Martin de Tours », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 47, no 144, 1961, pp. 19-50).
4 Marie-Pierre Laffitte, Charlotte Denoël, Marianne Besseyre, Jean-Pierre Caillet, « Les principaux acteurs de la Renaissance carolingienne », Trésors carolingiens, BNF, Les Essentiels, 2007. Mise en ligne : https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/967cffde-db11-4932-9ee7-9f88d381a576-principaux-acteurs-la-renaissance-carolingienne.
5 Georges Minois, Charlemagne, Paris, Perrin, 2010, pp. 669-712.

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