Gherardo da Villamagna

Gherardo Mecatti ou Gherardo da Villamagna (Villamagna [République de Florence], v. 1174 – entre 1242 et 1277) : religieux et ermite [1]L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que le Tiers-Ordre franciscain revendiquent chacun d’eux son appartenance. ayant vécu au XIIIe siècle. Sa biographie est mal connue et son hagiographie composée tardivement, au XVIe siècle.

Iconographie

Les traits distinctifs de la figure de Gherardo da Villamagna peuvent aisément être confondus avec ceux d’Antoine Abbé, avec qui il partage un certain nombre de points communs sur le plan de l’iconographie, à commencer par la bure franciscaine dont ils sont tous deux revêtus du fait de leur appartenance commune au Tiers-Ordre franciscain [2]Cette appartenance est contestée par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui le revendique parmi les saints issus de ses rangs., précisément. Gherardo comme Antonio utilisent une béquille en forme de « Tau » et égrènent un circulum praedicatorium. Tous deux peuvent également être représentés aussi bien sous les traits d’un jeune homme que coiffé d’une chevelure blanche et portant une courte barbe de la même couleur.

Scènes de la vie du saint :

Gherardo da Villamagna peut être reconnu avec certitude lorsqu’il est accompagné de la représentation de ses miracles, qui sont au moins au nombre de six.

  • Au cours d’un voyage vers la Terre Sainte, Gherardo libère les marins des démons de l’enfer
  • Gherardo guérit une paysanne de Pontassieve d’une grave maladie
  • Gherardo ressuscite un jeune homme ayant sombré dans la folie (senza più intelletto)
  • Il sauve une personne qui s’était jetée du haut d’une tour
  • Gherardo cueille des cerises en hivers [3]La tradition populaire rapporte qu’en souvenir de ce miracle, s’est tenue jusqu’au XVIIIe s. une procession avec les reliques du bienheureux, durant laquelle on distribuait des cerises.

Notes

Notes
1 L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que le Tiers-Ordre franciscain revendiquent chacun d’eux son appartenance.
2 Cette appartenance est contestée par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui le revendique parmi les saints issus de ses rangs.
3 La tradition populaire rapporte qu’en souvenir de ce miracle, s’est tenue jusqu’au XVIIIe s. une procession avec les reliques du bienheureux, durant laquelle on distribuait des cerises.

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