Gherardo Mecatti ou Gherardo da Villamagna (Villamagna [République de Florence], v. 1174 – entre 1242 et 1277) : religieux et ermite [1]L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que le Tiers-Ordre franciscain revendiquent chacun d’eux son appartenance. ayant vécu au XIIIe siècle. Sa biographie est mal connue et son hagiographie composée tardivement, au XVIe siècle.
: on reconnait un frere assez age, les pieds nus, habille d’un froc et d’un manteau grossier, les cheveux blancs, imberbe ou avec line barbe clairsemée, s’appuyant sur un baton de pelerin et tenant parfois un chapelet dans la main: c’est Ie cas, par exemple, du s(anctus) Gerardus qui est représenté de profil dans Ie polyptyque du peintre siennois Taddeo di Bartolo, au musée de Grenoble, et que tous les auteurs ont identifie avec Gerard de Villamagna 45.
Cette œuvre, provenant de l’église San Paolo all’Orto de Pise, fut réalisée en 1395 en exécution du legs testamentaire d’un marchand de laines nommé Gerardo Casassi ; ses fils commandèrent a Taddeo di Bartolo la peinture d’un polyptyque pour l’autel principal de l’eglise, ou les saints présents correspondaient à leurs homonymes et, évidemment, a celui du pere 46. Les traits distinctifs du personnage et, en particulier, Ie bâton et l’habillement de frater pauperculus, tel qu’il fut décrit par les bénéficiaires de ses apparitions 47, nous suggèrent l’identification avec Ie « nouveau saint » qui était vénéré non loin, dans Ie convent franciscain
Iconographie
Les traits distinctifs de la figure de Gherardo da Villamagna peuvent aisément être confondus avec ceux d’Antoine Abbé, avec qui il partage un certain nombre de points communs sur le plan de l’iconographie, à commencer par la bure franciscaine dont ils sont tous deux revêtus du fait de leur appartenance commune au Tiers-Ordre franciscain [2]Cette appartenance est contestée par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui le revendique parmi les saints issus de ses rangs., précisément. Gherardo comme Antonio utilisent une béquille en forme de « Tau » et égrènent un circulum praedicatorium. Tous deux peuvent également être représentés aussi bien sous les traits d’un jeune homme que coiffé d’une chevelure blanche et portant une courte barbe de la même couleur.
Scènes de la vie du saint :
Gherardo da Villamagna peut être reconnu avec certitude lorsqu’il est accompagné de la représentation de ses miracles, qui sont au moins au nombre de six.
- Au cours d’un voyage vers la Terre Sainte, Gherardo libère les marins des démons de l’enfer
- Gherardo guérit une paysanne de Pontassieve d’une grave maladie
- Gherardo ressuscite un jeune homme ayant sombré dans la folie (senza più intelletto)
- Il sauve une personne qui s’était jetée du haut d’une tour
- Gherardo cueille des cerises en hivers [3]La tradition populaire rapporte qu’en souvenir de ce miracle, s’est tenue jusqu’au XVIIIe s. une procession avec les reliques du bienheureux, durant laquelle on distribuait des cerises.
Notes
| 1↑ | L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que le Tiers-Ordre franciscain revendiquent chacun d’eux son appartenance. |
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| 2↑ | Cette appartenance est contestée par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui le revendique parmi les saints issus de ses rangs. |
| 3↑ | La tradition populaire rapporte qu’en souvenir de ce miracle, s’est tenue jusqu’au XVIIIe s. une procession avec les reliques du bienheureux, durant laquelle on distribuait des cerises. |
