Nicolas Poussin

Nicolas Poussin, noto in Italia anche come Niccolò Pussino (Les Andelys, 1594 – Rome, 1665) : peintre, peut-être formé à Rouen auprès de Noël Jouvenet [1]Noël Jouvenet (? – 1675) : maître peintre et sculpteur, actif à Rouen, il passe, sans preuve formelle, pour avoir été le premier maître de Nicolas Poussin., il semble avoir tout d’abord travaillé à Paris, dans l’atelier de Ferdinand Elle [2]Ferdinand Elle ou Helle, dit L’Ancien (Malines, vers 1580 – Paris, 1637) : peintre d’origine flamande, actif à Paris de 1601 à 1637. puis, peut-être, dans celui de Georges Lallemant. Vers 1622, il rencontre le poète italien Giovan Battista Marino [3]Giovan Battista Marino, Giambattista Marino ou Giovanni Battista Marino, connu en France sous le nom de Cavalier Marin ou encore Jean-Baptiste Marini (Naples, 1569 – 1625) : poète napolitain, il est considéré comme le fondateur de la poésie baroque ainsi que son plus grand représentant italien. En 1624, il séjourne deux ans à Rome. Dès 1639, il est invité à venir travailler à Paris pour Louis XIII et Richelieu. Il s’y rend en décembre 1640. Dès septembre 1642, il retourne à Rome. [4]Il arrive en Italie en 1624, sous la protection du cardinal Barberini, riche collectionneur et mécène, et rencontre ensuite Giovan Battista Marino qui lui ouvre les portes des riches familles romaines. Mais Poussin, qui mène une vie très régulière partagée entre travail et loisirs, n’obtient que de petites commandes. Il réalise cependant le Martyre de Saint Érasme pour la basilique … Poursuivre

Poussin, qui paradoxalement fit l’essentiel de sa carrière non à Paris mais à Rome, en marge des grands courants de l’époque, incarne la notion de classicisme dans la peinture française du XVIIe siècle. Son œuvre, d’une grande richesse d’inspiration, complexe et souvent qualifiée de savante, demeure fondamentale dans l’histoire de l’art, et fait de lui un des plus grands artistes de son siècle ainsi qu’un exemple pour les générations futures. Inventeur d’un genre nouveau, le paysage idéal où la nature et l’homme – remis à sa place dans un cadre majestueux – sont intimement liés, l’artiste a réalisé certaines compositions figurant parmi les plus beaux paysages classiques de la peinture et invitant à la délectation.

La clarté, la logique et l’ordre sont des caractéristiques prédominantes d’une œuvre qui, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, fut la référence prédominante des artistes d’orientation classiciste, comme Jacques-Louis David, Ingres et Nicolas-Pierre Loir.

Notes

Notes
1 Noël Jouvenet (? – 1675) : maître peintre et sculpteur, actif à Rouen, il passe, sans preuve formelle, pour avoir été le premier maître de Nicolas Poussin.
2 Ferdinand Elle ou Helle, dit L’Ancien (Malines, vers 1580 – Paris, 1637) : peintre d’origine flamande, actif à Paris de 1601 à 1637.
3 Giovan Battista Marino, Giambattista Marino ou Giovanni Battista Marino, connu en France sous le nom de Cavalier Marin ou encore Jean-Baptiste Marini (Naples, 1569 – 1625) : poète napolitain, il est considéré comme le fondateur de la poésie baroque ainsi que son plus grand représentant italien.
4 Il arrive en Italie en 1624, sous la protection du cardinal Barberini, riche collectionneur et mécène, et rencontre ensuite Giovan Battista Marino qui lui ouvre les portes des riches familles romaines. Mais Poussin, qui mène une vie très régulière partagée entre travail et loisirs, n’obtient que de petites commandes. Il réalise cependant le Martyre de Saint Érasme pour la basilique de Saint-Pierre de Rome. Avide de connaissances, Poussin étudie l’optique, la géométrie et la perspective. Il tomba gravement malade et épousa la fille d’un pâtissier français parti s’installer en Italie. Il s’arrête ensuite à Rome.

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