Tino di Camaino, « Monumento funebre di Gastone della Torre, patriarca di Aquileia »

Tino di Camaino (Sienne, v. 1280 – Naples, v. 1337)

Monumento funebre di Gastone della Torre, patriarca di Aquileia (Monument funéraire de Gaston della Torre, patriarche d’Aquilée), 1318-1319.

Marbre, 261 x 248 x 94 cm.

Provenance : église de Santa Croce, Florence.

Florence, Museo dell’Opera di Santa Croce.

« Gastone della Torre, patriarche d’Aquilée, mourut à Florence en 1318 […]. Son tombeau [aujourd’hui attribué à Tino di Camaino] fut ainsi reconstitué après le démembrement du XVIe siècle, qui l’on privé de certaines de ses parties. L’aspect original a été reconstitué par Valentiner de deux manières différentes [1]Wilhelm Reinhold VALENTINER, Tino di Camaino. A sienese sculptor of the forteenth century, Paris, Pegasus Press, 1935 ; Wilhelm Reinhold VALENTINER, « Tino di Camaino in Florence », dans The art quarterly (Detroit), vol. 17 (1954), pp. 117-133. et une troisième reconstruction est due à Kreytemberg [2]Gert KRETEMBERG, Die Werke von Tino di Camaino. Liebieghaus-Monographie Bd. 11 Hrsg.: Herbert Beck . im Auftr. des Dezernats Kultur und Freizeit der Stadt Frankfurt am Main Liebieghaus Skulpturensammlung, Frankfurt am Main, Liebieghaus, 1987.. Les deux chercheurs s’accordent sur le fait que la reconstruction actuelle du monument est incomplète, et que lui manquent les quatre cariatides qui soutenaient le sarcophage (selon Kreytemberg, la cariatide du Bargello et celle du Liebieghaus de Francfort en faisaient partie) et la couverture de la chambre mortuaire couronnée par un groupe de statues qui devaient représenter la présentation du cardinal à la Vierge et qui devaient inclure la Vierge à l’Enfant du Bargello, un ange de la collection Loeser du Palazzo Vecchio et l’ange avec l’évêque du Liebieghaus de Francfort (Kreytemberg). De plus, sur le fronton du baldaquin devaient se trouver les armoiries du patriarche d’Aquilée, encore visibles au-dessus du tombeau sur une vieille photographie. Sur les côtés du fronton du baldaquin étaient probablement placées les deux figures de l’Annonciation, dont la Madonna Annunciata se trouve au musée de Santa Croce. Dans l’inventaire de 1934, le monument funéraire est attribué à un disciple de Nicola Pisano. » [3]D’après « Tino di Camaino, Monumento funebre di Tino di Camaino (sec. XIV) », Catalogo generale dei Beni Culturali. https://catalogo.beniculturali.it/detail/HistoricOrArtisticProperty/0900281118-0

Notes

Notes
1 Wilhelm Reinhold VALENTINER, Tino di Camaino. A sienese sculptor of the forteenth century, Paris, Pegasus Press, 1935 ; Wilhelm Reinhold VALENTINER, « Tino di Camaino in Florence », dans The art quarterly (Detroit), vol. 17 (1954), pp. 117-133.
2 Gert KRETEMBERG, Die Werke von Tino di Camaino. Liebieghaus-Monographie Bd. 11 Hrsg.: Herbert Beck . im Auftr. des Dezernats Kultur und Freizeit der Stadt Frankfurt am Main Liebieghaus Skulpturensammlung, Frankfurt am Main, Liebieghaus, 1987.
3 D’après « Tino di Camaino, Monumento funebre di Tino di Camaino (sec. XIV) », Catalogo generale dei Beni Culturali. https://catalogo.beniculturali.it/detail/HistoricOrArtisticProperty/0900281118-0

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