Tino di Camaino

Tino di Camaino (Sienne, vers 1280 – Naples, vers 1337) : sculpteur actif principalement à Sienne [1]A l’issue de sa formation auprès de Giovanni Pisano, Tino di Camaino s’installe à Pise où, en 1315, il exécute, en tant que capomastro (maître d’œuvre), le tombeau de Henri VII de Luxembourg (aujourd’hui partiellement recomposé) ; mais pour avoir combattu avec les guelfes contre les pisans à Montecatini (août 1315), il doit rentrer à Sienne pour s’y réfugier. et à Naples.

Fils de Camaino di Crescenzio di Diotisalvi, architecte siennois, Tino di Camaino est aussi élève auprès de Giovanni Pisano, dont il devient le collaborateur lors de la construction de la façade de la Cathédrale de Sienne dont le sculpteur est alors le maître d’œuvre (1284-1297). Formé sur le grand chantier de la cathédrale de la ville, Tino di Camaino semble avoir été fasciné par la sculpture puissamment dramatique et expressive qu’y réalise Giovanni Pisano. La méditation sur les œuvres de Pisano et le contact avec les rythmes fluides et élégants de la peinture de Simone Martini, et peut-être plus encore d’Ambrogio Lorenzetti, a conduit Tino di Camaino à élaborer un langage extrêmement original, travaillé par la recherche d’une transposition sculpturale des effets chromatiques et des formes épurées de la production picturale contemporaine.

L’influence de son œuvre a été particulièrement sensible sur la sculpture du Trecento en Toscane et dans tout le Mezzogiorno.

Œuvres visibles à Sienne et dans le pays siennois

Notes

Notes
1 A l’issue de sa formation auprès de Giovanni Pisano, Tino di Camaino s’installe à Pise où, en 1315, il exécute, en tant que capomastro (maître d’œuvre), le tombeau de Henri VII de Luxembourg (aujourd’hui partiellement recomposé) ; mais pour avoir combattu avec les guelfes contre les pisans à Montecatini (août 1315), il doit rentrer à Sienne pour s’y réfugier.
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