
Pietro di Antonio Dei dit Bartolomeo della Gatta (Florence, 1448 – Arezzo, 1502)
San Lorenzo (Saint Laurent), 1476.
Fresque.
Inscriptions :
- (aux pieds de la figure du saint) : « S(ANCTUS) LA[U]RENTIUS » [1]« Sanctus Laurentius » (« Saint Laurent »).
- (sur le bandeau immédiatement au-dessous) : « [GIOVA]NNI DI GVASPARRE . FARSETTAIO . A FATTO [FARE] / M-CCCCLXXVI • » [2]« Giovanni di Guasparre farsettaio a fatto fare MCCCCLXXVI » (« Giovanni di Guasparre, farsettaio [couturier fabricant de pourpoints], fit faire en 1476 »).
Provenance : In situ.
Arezzo, église la Badia delle Sante Flora e Lucilla, contre-façade.
Giorgio Vasari, qui connaissait parfaitement l’église des Sante Flora e Lucilla d’Arezzo pour l’avoir entièrement restaurée et mise au goût du jour, décrit la figure, aujourd’hui perdue, d’un Saint Benoît également peint sur la contre-façade, en des termes qui conviendraient parfaitement au présent Saint Laurent : « nella Badia di Santa Fiore di detta città [Arezzo] di sua mano una cappella all’entrare della chiesa per la porta principale entro la quale è un San Benedetto e altri santi fatti con molto grazia e con buona pratica e dolcezza ». [3]« L’abbaye de Santa Fiore, dans la même ville [Arezzo], possède une chapelle décorée par lui, près de l’entrée principale de l’église ; un saint Benoît et d’autres saints y sont travaillés avec grâce, savoir-faire et charme plein de douceur. » Giorgio Vasari, « Vita di Don Bartolomeo, abate di San Clemente, miniatore e pittore », Vite de’ più … Poursuivre
Le San Lorenzo apparaît aujourd’hui isolé, né comme un ex-voto comparable, par le caractère monumental de la figure et de l’architecture dans laquelle celle-ci est placée, à celui de la Madeleine peint par Piero della Francesca près de la porte de la sacristie de la Cathédrale d’Arezzo toute proche. (?Mais peut-être aussi la chapelle décrite par Vasari dans la Vie de Bartolomeo della Gatta se trouvait-elle du côté opposé, toujours sur la paroi de la contre-façade, au-delà de l’ancien portail gothique encore visible ?)) L’œuvre se ressent également de l’influence de Ghirlandaio, dans l’atelier duquel travaillait alors Bartolomeo della Gatta, en particulier de , œuvre de jeunesse peinte à Cecina.
La fresque de Bartolomeo della Gatta témoigne de l’adhésion précoce du peintre à la leçon de Piero della Francesca, ainsi que de l’influence de Domenico Ghirlandaio. Un élément de comparaison avec les fresques de jeunesse de Ghirlandaio est le motif du mur de briques. Le saint est représenté dans une niche peinte et le jeu de lumière est parfait. Le visage est magnifique, un exemple d’adhésion naturaliste à la vie, ainsi que caractérisé par une extraordinaire intensité expressive.
Notes
| 1↑ | « Sanctus Laurentius » (« Saint Laurent »). |
|---|---|
| 2↑ | « Giovanni di Guasparre farsettaio a fatto fare MCCCCLXXVI » (« Giovanni di Guasparre, farsettaio [couturier fabricant de pourpoints], fit faire en 1476 »). |
| 3↑ | « L’abbaye de Santa Fiore, dans la même ville [Arezzo], possède une chapelle décorée par lui, près de l’entrée principale de l’église ; un saint Benoît et d’autres saints y sont travaillés avec grâce, savoir-faire et charme plein de douceur. » Giorgio Vasari, « Vita di Don Bartolomeo, abate di San Clemente, miniatore e pittore », Vite de’ più eccellenti architettori, pittori, et scultori italiani (« Vies des plus illustres architectes, peintres et sculpteurs italiens », 4 (édition commentée sous la direction d’André CHASTEL), Paris, Berger-Levrault, 1983, p. 197. |

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.