
Raffaello di Giovanni Santi, ou Raphaël (Urbino, 1483-Rome, 1520)
Sposalizio della Vergine (Mariage de la Vierge), 1504.
Inscriptions :
- (sur l’entablement de la colonnade du temple rond, à l’arrière-plan) : « RAPHAEL URBINAS / M/DIIII » [1]« Raphaël d’Urbino, 1504 » (signature et date).
Huile sur panneau, 170 x 117 cm.
Provenance : église de San Francesco, Città di Castello. [2]En 1798, la municipalité de Città di Castello fut pratiquement contrainte de faire enlever le retable pour le donner au général napoléonien Lechi, qui, trois ans plus tard, le vendit pour 50 000 lires au marchand milanais, le comte Giacomo Sannazzari della Ripa. Ce dernier le légua ensuite à l’Ospedale Maggiore de Milan en 1804. En 1806, il fut acheté par Beauharnais, qui en … Poursuivre
Milan, Pinacoteca di Brera.

En 1501, le notaire Filippo Albizzini obtint le patronage de la chapelle San Giuseppe de l’église de San Francesco de Città di Castello et s’engagea à l’embellir. [3]Le culte de saint Joseph s’était implanté en Ombrie à la suite de l’acquisition par le Pérugin, en 1473, d’une relique supposée être l’alliance de la Vierge. Cette alliance était conservée dans la chapelle du Sant’Anello (Saint Anneau), dans la cathédrale de Pérouse. Il confia alors à un « giovane diligente e gentile » [4]« Un jeune homme zélé et aimable. », Raffaello di Giovanni Santi, la tâche de réaliser un tableau semblable à celui exécuté par le Pérugin pour la cathédrale de Pérouse.
Le peintre signe fièrement « RAPHAEL URBINAS », à un emplacement stratégique d’une œuvre qui sonne comme un ultime hommage à son maître [5]Raphaël peint la scène du Mariage de la Vierge d’après le modèle donné par le Pérugin., et ajoute la date : 1504, marquant ainsi un tournant dans sa carrière.
L’autel pour lequel la version de Raphaël fut peinte se trouvait sur le mur de gauche, à la limite entre la partie supérieure de la nef, réservée aux hommes, et la partie inférieure, réservée aux femmes. Ceci pourrait expliquer pourquoi Raphaël a inversé la composition du Pérugin, plaçant la Vierge et son entourage féminin vers le secteur réservé aux femmes à l’intérieur de l’église.
Notes
| 1↑ | « Raphaël d’Urbino, 1504 » (signature et date). |
|---|---|
| 2↑ | En 1798, la municipalité de Città di Castello fut pratiquement contrainte de faire enlever le retable pour le donner au général napoléonien Lechi, qui, trois ans plus tard, le vendit pour 50 000 lires au marchand milanais, le comte Giacomo Sannazzari della Ripa. Ce dernier le légua ensuite à l’Ospedale Maggiore de Milan en 1804. En 1806, il fut acheté par Beauharnais, qui en fit don à l’Académie des Beaux-Arts de Milan, dont les collections alimentèrent ensuite le fond de la Pinacothèque de Brera, inaugurée en 1809. |
| 3↑ | Le culte de saint Joseph s’était implanté en Ombrie à la suite de l’acquisition par le Pérugin, en 1473, d’une relique supposée être l’alliance de la Vierge. Cette alliance était conservée dans la chapelle du Sant’Anello (Saint Anneau), dans la cathédrale de Pérouse. |
| 4↑ | « Un jeune homme zélé et aimable. » |
| 5↑ | Raphaël peint la scène du Mariage de la Vierge d’après le modèle donné par le Pérugin. |




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