Ferdinand Joseph Jean Baptiste de Habsbourg-Lorraine ou Ferdinand III de Toscane (Florence, 1769 – 1824) : archiduc d’Autriche, grand-duc de Toscane (1790-1801 et 1814-1824), fils de l’empereur Léopold II à qui il succède lorsque celui-ci est appelé sur le trône du Saint-Empire à la mort de son frère aîné, Joseph II. Monté sur le trône en 1790, il est forcé par les Anglais de prendre parti contre la France, et voit en conséquence ses États envahis en 1796 par Napoléon Bonaparte, avant d’être définitivement conquis en 1799. Il règne cependant sur la Toscane jusqu’en 1801, lorsqu’il est forcé par Napoléon de céder le duché, transformé en royaume d’Étrurie, à Louis Ier de Bourbon-Parme. Il se retire à Vienne, pendant que Louis de Parme, puis Élisa Bonaparte, occupent son trône.
Ferdinand est dédommagé en recevant les terres de l’archidiocèse de Salzbourg et de plusieurs autres princes ecclésiastiques en Allemagne, et il est fait prince-électeur du Saint-Empire. Par le traité de Presbourg de 1805, Ferdinand renonce à Salzbourg, annexé par son frère, l’empereur d’Autriche, et accepte de Napoléon Ier le duché de Franconie, nouvel État créé pour lui avec les possessions de l’évêché de Wurtzbourg et rejoint la confédération du Rhin. Il reste sur ce trône jusqu’à la chute de Napoléon en 1814, date à laquelle il revient en Toscane, où il règne jusqu’à sa mort en 1824. Il ne s’est pas montré rancunier envers les Bonaparte car certains d’entre eux purent finir tranquillement leurs jours à Florence.
Marié le 15 août 1790, à Naples avec la princesse Louise de Bourbon-Siciles (1773 – 1802), fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d’Autriche. Ils eurent six enfants, parmi lesquels Léopold II de Toscane (1797 – 1870).
