Turpin (parfois identifié sous les noms de Tirpin, Trepin, Torpin, Torpins, Turpis ou encore Terpin) [1]Ernest Langlois, Table des noms propres de toute nature compris dans les chansons de geste imprimées, Paris, É. Bouillon, 1904 (en ligne sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4223r/f42.image : personnage légendaire [2]Léon Gauthier, La Chanson de Roland, Tours, Maison Alfred Mame et fils, 1920 (en ligne sur Online Computer Library Center à l’adresse https://archive.org/details/lachansonderola00gaut/page/n5/mode/2up, archevêque, compagnon de Charlemagne et de Roland de Roncevaux dans la Chanson de Roland et plusieurs textes médiévaux. Dans la Chanson de Roland, il est davantage dépeint comme un baron que comme un archevêque, prenant notamment part aux combats. Il est peut-être inspiré de Tilpin, archevêque de Reims au VIIIe siècle [3]L’histoire connaît un archevêque de Reims nommé Tilpin (ou Turpin) (*) par une chronique de Flodoard (Xe siècle), son épitaphe attribuée à Hincmar de Reims et par quelques mentions éparses. Il était moine et trésorier de l’abbaye de Saint-Denis avant de devenir archevêque vers 751. C’était un homme pieux qui a servi … Poursuivre, ce qui lui vaut de figurer parmi les douze pairs de Charlemagne. Mais il ne rend jamais visite à son diocèse et même après la défaite de Roncevaux, dans les versions dans lesquelles il survit, il ne se rend pas à Reims. [4]C. Meredith-Jones, Historia Karoli Magni et Rotholandi ou Chronique du Pseudo-Turpin, Paris, E. Droz, 1936, pp. 33-34 (en ligne sur Online Computer Library Center à l’adresse https://books.google.fr/books?id=gINsZ-kuhoAC&pg=PA1&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=1#v=onepage&q&f=false). Selon la Chronique de Turpin, également appelée Pseudo-Turpin (XIIe siècle), qui raconte les aventures de Charlemagne en Espagne, il serait mort à Vienne, en Isère. [5]Alors que la Chanson de Roland fait mourir l’évêque Turpin lors de la bataille de Roncevaux, la Chronique de Turpin le fait survivre à ses blessures. C’est donc lui qui est présenté comme l’auteur de l’ouvrage. En réalité l’ouvrage a été rédigé au XIX ou au XIIe siècle, en tout cas avant 1166 car sept chapitres de l’ouvrage sont cités dans … Poursuivre
Notes
| 1↑ | Ernest Langlois, Table des noms propres de toute nature compris dans les chansons de geste imprimées, Paris, É. Bouillon, 1904 (en ligne sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4223r/f42.image |
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| 2↑ | Léon Gauthier, La Chanson de Roland, Tours, Maison Alfred Mame et fils, 1920 (en ligne sur Online Computer Library Center à l’adresse https://archive.org/details/lachansonderola00gaut/page/n5/mode/2up |
| 3↑ | L’histoire connaît un archevêque de Reims nommé Tilpin (ou Turpin) (*) par une chronique de Flodoard (Xe siècle), son épitaphe attribuée à Hincmar de Reims et par quelques mentions éparses. Il était moine et trésorier de l’abbaye de Saint-Denis avant de devenir archevêque vers 751. C’était un homme pieux qui a servi avec efficacité son église. Il est mort probablement vers 794.
(*) Tilpin (ou Tulpin, dont le nom est transformé en Turpin dans la légende) est archevêque de Reims d’environ 748 à sa mort en 794 ou le 2 septembre 800. |
| 4↑ | C. Meredith-Jones, Historia Karoli Magni et Rotholandi ou Chronique du Pseudo-Turpin, Paris, E. Droz, 1936, pp. 33-34 (en ligne sur Online Computer Library Center à l’adresse https://books.google.fr/books?id=gINsZ-kuhoAC&pg=PA1&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=1#v=onepage&q&f=false). |
| 5↑ | Alors que la Chanson de Roland fait mourir l’évêque Turpin lors de la bataille de Roncevaux, la Chronique de Turpin le fait survivre à ses blessures. C’est donc lui qui est présenté comme l’auteur de l’ouvrage. En réalité l’ouvrage a été rédigé au XIX ou au XIIe siècle, en tout cas avant 1166 car sept chapitres de l’ouvrage sont cités dans une « Vie de Charlemagne » publiée à l’occasion de la canonisation de l’empereur par l’anti-pape Pascal III en 1165. |
