Piaggia

Piaggia (1304-08), du lat. médiév. plagĭa[m], peut-être du gr. plágia : « pente, côte », nt. pl. de plágios « oblique, latéral », prob. avec influence du lat. plaga « région, contrée ») :
1. pente d’une montagne ; étendue plate le long d’une colline, plateau. [1]« Poi ch’èi posato un poco il corpo lasso,
ripresi via per la piaggia diserta,
sì che ‘l piè fermo sempre era ‘l più basso
. » (« Puis, ayant reposé quelque peu mon corps las,
je partis, en longeant cette côte déserte
et en gardant toujours mon pied ferme plus bas »), DANTE, Enfer, I,

2. lido, plage, rivage. [2]« […] velocissimamente correndo, in una piaggia dell’isola di Maiolica percosse […] ». (« […] [le navire,] filant à toute vitesse, heurta une plage de l’île de Majorque »). Boccace, Décaméron [1350-1354], « Novella settima » (« Septième journée »).
3. lieu rural, campagne. [3]« […] e sorgo, e i lievi nugoletti, e il primo |  degli augelli sussurro, e l’aura fresca,  e le ridenti piagge benedico » (« […] le sorgho, et les nuages légers, et le premier murmure des oiseaux, et la brise fraîche, et les rivages souriants que je bénis »). Giacomo Leopardi, Idilli [1819], La vita solitaria (manuscrit composé entre 1819 et 1821, constitué d’un petit … Poursuivre
4. ext., lieu, pays. [4]« Cesare taccio che per ogni piaggia 
fece l’erbe sanguigne » (« César, je me tais, toi qui sur chaque rivage as rendu l’herbe rouge de sang. » PÉtrarQUE, Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta) [XIVe s.], CXXVIII, 49-50.

Notes

Notes
1 « Poi ch’èi posato un poco il corpo lasso,
ripresi via per la piaggia diserta,
sì che ‘l piè fermo sempre era ‘l più basso
. » (« Puis, ayant reposé quelque peu mon corps las,
je partis, en longeant cette côte déserte
et en gardant toujours mon pied ferme plus bas »), DANTE, Enfer, I,
2 « […] velocissimamente correndo, in una piaggia dell’isola di Maiolica percosse […] ». (« […] [le navire,] filant à toute vitesse, heurta une plage de l’île de Majorque »). Boccace, Décaméron [1350-1354], « Novella settima » (« Septième journée »).
3 « […] e sorgo, e i lievi nugoletti, e il primo | 
degli augelli sussurro, e l’aura fresca, 
e le ridenti piagge benedico » (« […] le sorgho, et les nuages légers, et le premier murmure des oiseaux, et la brise fraîche, et les rivages souriants que je bénis »). Giacomo Leopardi, Idilli [1819], La vita solitaria (manuscrit composé entre 1819 et 1821, constitué d’un petit fascicule de feuilles quadrillées de 20 pages. 180 x 117 mm. Naples, Biblioteca Nazionale di Napoli, 1819. p. 12).
4 « Cesare taccio che per ogni piaggia 
fece l’erbe sanguigne » (« César, je me tais, toi qui sur chaque rivage as rendu l’herbe rouge de sang. » PÉtrarQUE, Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta) [XIVe s.], CXXVIII, 49-50.

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