Piero della Francesca

Piero della Francesca (Borgo San Sepolcro, entre 1415 et 1420 – 1492) : Peintre. Sa formation se déroule probablement à Borgo Sansepolcro, ville à la frontière culturelle, entre influences florentines, siennoises et ombriennes. Le premier artiste avec lequel il collabore est Antonio di Anghiari, actif à Sansepolcro, comme l’atteste un acte de paiement à Piero (27 mai 1430) pour la peinture de bannières et de drapeaux aux armes de la municipalité et du gouvernement pontifical, placés au-dessus d’une porte des remparts. En 1439, il est mentionné pour la première fois à Florence, où sa véritable formation a peut-être eu lieu vers 1435. En effet, le 7 septembre, il est mentionné parmi les assistants de Domenico Veneziano sur les fresques, aujourd’hui disparues, des Histoires de la Vierge dans le chœur de l’église Sant’Egidio. [1]Il avait probablement déjà collaboré avec Domenico à Pérouse en 1437-1438 et, selon Vasari, tous deux travaillèrent également à Loreto, dans l’église Santa Maria, où ils commencèrent à peindre à fresque « une œuvre dans la voûte de la sacristie ; mais, craignant la peste, ils la laissèrent imparfaite, elle fut ensuite achevée par Luca da Cortona (*), disciple de Piero ». … Poursuivre La peinture lumineuse, à la palette très claire et somptueuse, de Domenico Veneziano et celle, moderne et vigoureuse, de Masaccio furent déterminantes dans le développement de son parcours artistique, forgeant les caractéristiques fondamentales qu’il utilisa tout au long de sa vie.

Son œuvre, qui oscille merveilleusement entre art, géométrie et un système complexe d’interprétation à plusieurs niveaux, où convergent questions théologiques et philosophiques, se situe à la charnière entre la perspective géométrique de Brunelleschi, la plasticité de Masaccio, la lumière intense qui éclaircit les ombres et imprègne les couleurs du Beato Angelico et de Domenico Veneziano, et la description précise et attentive de la réalité des peintres flamands. La poésie de expression réside dans la simplification géométrique des compositions et des volumes, l’immobilité cérémonielle des gestes et l’attention portée à la vérité humaine. Son activité peut assurément être caractérisée comme un processus qui s’étend de la pratique picturale aux mathématiques, jusqu’à la spéculation sur les mathématiques abstraites. Sa production artistique, caractérisée par l’extrême rigueur de ses recherches, par la monumentalité plastique de ses figures, par l’utilisation expressive de la lumière, a profondément influencé la peinture de la Renaissance de l’Italie du Nord et, en particulier, les écoles ferraraise et vénitienne.

Notes

Notes
1 Il avait probablement déjà collaboré avec Domenico à Pérouse en 1437-1438 et, selon Vasari, tous deux travaillèrent également à Loreto, dans l’église Santa Maria, où ils commencèrent à peindre à fresque « une œuvre dans la voûte de la sacristie ; mais, craignant la peste, ils la laissèrent imparfaite, elle fut ensuite achevée par Luca da Cortona (*), disciple de Piero ». (**)

(*) Luca Signorelli.

(**) Giorgio VASARI, Le vite de’ piu eccellenti pittori, scultori e architettori, vol. 1, 2ª ed., In Fiorenza, appresso i Giunti, 1568, pp. 353-357 (trad. française sous la direction d’André CHASTEL, ), p.

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