Simon Marmion (Amiens [?], v. 1425 – Valenciennes, 1489) : peintre et enlumineur français. Il vécut et travailla dans les Pays-Bas bourguignons, essentiellement à Valenciennes (où il se fixa à partir de 1458), Amiens et Tournai. Membre-fondateur de la confrérie de Saint-Luc à Valenciennes (1462), il travaille à plusieurs reprises pour les ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire et peint le Retable de Saint-Bertin (1459) pour Guillaume Fillastre [1]Guillaume Fillastre le jeune (…, v. 1400/07 – …, 1473), originaire du Maine, où il naquit vers 1400, bâtard soit d’Etienne Fillastre, gouverneur du Maine, soit du frère de celui-ci, le cardinal Guillaume, alors doyen de Reims. Il devient, en 1426, moine bénédictin à saint-Pierre de Châlons ; après un doctorat en droit canon à Louvain, il entre au service de Philippe le … Poursuivre. Ses autres commanditaires incluent Jean Gros, secrétaire de Charles le Téméraire, et Guillaume Rolin, fils de Nicolas, chancelier du duc de Bourgogne. [2]Voir Thomas Kren et Scott McKendrick, Illuminating the Renaissance : The Triumph of Flemish Manuscript Painting in Europe (cat. d’exp. The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, juin 17 – septembre 2003 ; The Royal Academy, Londres, novembre, 2003–février 2004), Los Angeles, The J. Paul Getty Museum, 2003, p. 98-99.
The Lamentation of Christ. New York, The Metropolitan Museum of Art.
The Mass of Saint Gregory. Art Gallery of Lntario.
Notes
| 1↑ | Guillaume Fillastre le jeune (…, v. 1400/07 – …, 1473), originaire du Maine, où il naquit vers 1400, bâtard soit d’Etienne Fillastre, gouverneur du Maine, soit du frère de celui-ci, le cardinal Guillaume, alors doyen de Reims. Il devient, en 1426, moine bénédictin à saint-Pierre de Châlons ; après un doctorat en droit canon à Louvain, il entre au service de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, obtient une prébende à Cambrai, et envoyé en mission auprès du pape Eugène IV. Évêque de Verdun en 1437, il assiste au concile de Bâle. Il devient l’abbé de Saint-Bertin en 1451 (nommé en 1447), abbé commenditaire de Saint-Bertin à Saint-Omer, mais il dut affronter un compétiteur et il ne fut installé que par l’emploi de la force. C’est pourtant cet établissement qu’il favorisera entre tous. ensuite l’évêque de Toul en 1449 et puis de Tournai, en 1460 ; il est nommé chancelier de la Toison d’Or en 1462 et chef du Conseil privé de Charles le Téméraire en 1471., évêque de Verdun (1437-1449), évêque de Toul (1449-1460), abbé de Saint-Bertin (1450-1473), évêque de Tournai (1460-1473), chancelier de l’Ordre de la Toison d’Or et proche confident du puissant duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Le précieux retable resta en place dans l’abbaye jusqu’en 1791, mais, comme tant d’autres trésors d’église, il fut victime de la Révolution française. |
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| 2↑ | Voir Thomas Kren et Scott McKendrick, Illuminating the Renaissance : The Triumph of Flemish Manuscript Painting in Europe (cat. d’exp. The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, juin 17 – septembre 2003 ; The Royal Academy, Londres, novembre, 2003–février 2004), Los Angeles, The J. Paul Getty Museum, 2003, p. 98-99. |
