

Sorte de cruche caractérisée par une unique anse verticale, dont la taille est comprise entre 20 et 40 cm. On en distingue classiquement plusieurs types suivant la forme de l’embouchure et de la panse. Le plus courant, dit « type 1 », possède un bec tréflé. Le type 8 ressemble aux chopes modernes, avec un corps cylindrique et une embouchure à lèvre. L’apogée de l’œnochoé se situe à la période géométrique. Elle se fait plus rare pendant la figure noire. C’est cependant sur l’œnochoé à figures rouges archaïque que se fonde cette classification, élaborée par John Beazley. [2]Sir John Davidson Beazley (Glasgow, 1885 – Oxford 1970) : archéologue et historien de l’art britannique, professeur à l’université d’Ixford de 1925 à 1956. Il est connu pour sa classification des vases attiques en fonction de leur style artistique. L’autre type de vase à verser est l’olpè, variante de l’œnochoé par ses dimensions plus petites.
Notes
| 1↑ | Ulysse et ses compagnons sont retenus dans la grotte du cyclope Polyphème, sous la menace de ce dernier. Ulysse met un œuvre un stratagème pour s’enfuir. « A ces paroles le monstre prend la coupe, et il éprouve un si vif plaisir à savourer ce doux breuvage, qu’il m’en demande une seconde fois en ces termes : Verse-moi encore de ce vin délectable, et dis-moi quel est ton nom, afin que je te donne, comme étranger, un présent qui te réjouisse. Notre terre féconde produit aussi, du vin renfermé dans de belles grappes que fait croître la pluie de Jupiter ; mais le délicieux breuvage que tu me présentes émane et du nectar et de l’ambroisie. Il dit, et aussitôt je lui verse de cette liqueur étincelante : trois fois j’en donne au Cyclope, et trois fois il en boit outre mesure. Aussitôt que le vin s’est emparé de ses sens, je lui adresse ces douces paroles : « Cyclope, puisque tu me demandes mon nom, je vais te le dire ; mais fais-moi le présent de l’hospitalité comme tu me l’as promis. Mon nom est Personne : c’est Personne que m’appellent et mon père et ma mère, et tous mes fidèles compagnons. » Le monstre cruel me répond : « Personne, lorsque j’aurai dévoré tous tes compagnons je te mangerai le dernier : tel sera pour toi le présent de l’hospitalité. » En parlant ainsi, le Cyclope se renverse : son énorme cou tombe dans la poussière ; le sommeil, qui dompte tous les êtres, s’empare de lui, et de sa bouche s’échappent le vin et les lambeaux de chair humaine qu’il rejette pendant son ivresse. Alors j’introduis le pieu dans la cendre pour le rendre brûlant, et par mes discours j’anime mes compagnons, de peur qu’effrayés ils ne m’abandonnent. Quand le tronc d’olivier est assez chauffé et que déjà, quoique vert, il va s’enflammer, je le retire tout brillant du feu, et mes braves compagnons restent autour de moi : un dieu m’inspira sans doute cette grande audace ! Mes amis fidèles saisissent le pieu pointu, l’enfoncent dans l’œil du Cyclope, et moi, me plaçant au sommet du tronc, je le fais tourner avec force. » Homère, Odyssée, IX, 362 sq. |
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| 2↑ | Sir John Davidson Beazley (Glasgow, 1885 – Oxford 1970) : archéologue et historien de l’art britannique, professeur à l’université d’Ixford de 1925 à 1956. Il est connu pour sa classification des vases attiques en fonction de leur style artistique. |







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