Bible d’Alexandrie

La Bibliothèque d’Alexandrie avait été le lieu privilégié où, probablement à la demande de Ptolémée II Philadelphe (309-248 av. J.-C.), la Bible hébraïque avait été traduite en grec. [1]Une autre tradition recherche l’origine de cette traduction dans les milieux juifs eux-mêmes résidant à Alexandrie, mais il semble que ces divers essais aient été regroupés et officiellement retraduits à la demande de Ptolémée II, dont on a pu dire : « sa curiosité pour la littérature des peuples étrangers convient bien au projet qui visait à réunir dans la Bibliothèque … Poursuivre [2]Les Évangiles, comme on sait, ont été quant à eux directement écrits en grec. Connue comme « Bible d’Alexandrie », cette traduction est couramment aussi appelée la Septante, parce que selon la tradition, 70 ou plus exactement 72 prêtres et savants hébreux (6 pour chacune des 12 tribus juives), également experts en lettres grecques, l’ont élaborée. Une légende chrétienne intervenue par la suite, et qui témoigne de la célébrité de cette traduction aux yeux des croyants, raconte que les 72 traducteurs étaient groupés deux par deux dans trente-six petites maisons sans pouvoir communiquer : et par une intervention divine, les trente-six traductions concordaient parfaitement entre elles ! [3]Clément d’Alexandrie avait la ferme conviction que ce texte, comme son original en hébreu, était d’inspiration divine (il constitue d’ailleurs la base de sa foi).

Notes

Notes
1 Une autre tradition recherche l’origine de cette traduction dans les milieux juifs eux-mêmes résidant à Alexandrie, mais il semble que ces divers essais aient été regroupés et officiellement retraduits à la demande de Ptolémée II, dont on a pu dire : « sa curiosité pour la littérature des peuples étrangers convient bien au projet qui visait à réunir dans la Bibliothèque d’Alexandrie tous les chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. »

Joseph MÉLÈZE MODRZEJEWSKI, Les Juifs d’Égypte de Ramsès II à Hadrien (2º éd., revue et complétée), Paris, Presses Universitaires de France, 1997, p. 84.

2 Les Évangiles, comme on sait, ont été quant à eux directement écrits en grec.
3 Clément d’Alexandrie avait la ferme conviction que ce texte, comme son original en hébreu, était d’inspiration divine (il constitue d’ailleurs la base de sa foi).

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