Clément d’Alexandrie

Un siècle à peine après la mort du dernier apôtre, sa foi chrétienne se trouve aux prises avec les différents courants qui traversent la philosophie païenne de son temps. Dans les Stromates, il jète les fondements d’une philosophie chrétienne, animée de manière indissociable par l’amour de la sagesse et par l’amour du Christ. [1]« J’appelle philosophie, déclare l’auteur, l’union, en un seul tout, des doctrines irréprochables de chaque école philosophique et d’une vie qui soit en accord avec elles. » CLÉMENT D’ALEXANDRIE, Stromate VI, L’ensemble du Stromate VI pourrait être défini comme un hommage de l’intelligence humaine à son Créateur. Loin de récuser la culture de son époque, Clément veut au contraire l’aider à donner le meilleur d’elle-même en dressant le portrait du « gnostique », chrétien accompli dont la foi s’épanouit en connaissance parfaite. [2]« L’ignorance a poussé à chercher ; en cherchant, on trouve le maître ; l’ayant trouvé, on a cru et, croyant, on a espéré ; puis, par l’amour, on s’assimile alors à l’aimé, se hâtant d’être ce qu’on a commencé par aimer.Telle est à peu près la méthode que Socrate suggère à Alcibiade (Adopté par Périclès dont il est cousin par sa … Poursuivre

Bible d’Alexandrie

Notes

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1 « J’appelle philosophie, déclare l’auteur, l’union, en un seul tout, des doctrines irréprochables de chaque école philosophique et d’une vie qui soit en accord avec elles. » CLÉMENT D’ALEXANDRIE, Stromate VI,
2 « L’ignorance a poussé à chercher ; en cherchant, on trouve le maître ; l’ayant trouvé, on a cru et, croyant, on a espéré ; puis, par l’amour, on s’assimile alors à l’aimé, se hâtant d’être ce qu’on a commencé par aimer.
Telle est à peu près la méthode que Socrate suggère à Alcibiade (Adopté par Périclès dont il est cousin par sa mère, il est, dans la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., l’une des personnalités politiques les plus importantes du monde grec. Il est considéré comme étant un disciple de Socrate. ), qui l’interroge ainsi : « Ne penses-tu pas que je trouverai ? – Tu le pourras, si tu cherches. – Et ne crois-tu pas que je chercherai ? – Assurément, si tu penses que tu ne sais pas. » 
C’est aussi le sens des lampes des vierges sages, qui de nuit sont allumées dans les ténèbres de l’ignorance que l’Écriture a désignée indirectement par la nuit (Mt 25, 1-13).

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