Irénée de Lyon

Irénée de Lyon ou Irénée de Smyrne (Asie mineure [Smyrne ?], v. 122 – Lyon [?], v. 200) : évêque de Vienne et de Lyon en Gaule, vers 175. Originaire d’Asie Mineure, Irénée avait passé sa jeunesse à Smyrne où il avait été en relations avec l’évêque de cette ville, Polycarpe [1]« Non seulement Polycarpe fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque de Smyrne. Nous-même l’avons vu dans notre prime jeunesse – car il vécut longtemps et c’est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, … Poursuivre, lequel avait reçu l’enseignement de Jean « qui avait vu le Seigneur ». Devenu évêque, il fut mêlé à certaines controverses ecclésiastiques entre Églises orientales et Églises occidentales sous les papes Éleuthère et Victor (175-199). Son œuvre, dirigée en grande partie contre le gnosticisme, contient des formules qui ont trouvé beaucoup d’écho dans la pensée catholique du XXe siècle : on a parfois considéré Irénée comme le premier théologien de l’histoire, et même comme un précurseur de Teilhard de Chardin. En fait, il est avant tout un homme de tradition [2]Tradition (lat. : traditio, « acte de transmettre ») vient du verbe tradere, « faire passer à un autre, livrer, remettre ». Le terme est utilisé ici au sens qu’il prend « particulièrement, dans l’Église catholique, [de] transmission de siècle en siècle de la connaissance des choses qui concernent la religion et qui ne sont point dans l’Écriture sainte ». … Poursuivre qui reproduit des enseignements transmis dans l’Église bien avant lui. Il est par là un précieux témoin, à la fois des systèmes gnostiques qu’il combat et des traditions chrétiennes archaïques qu’il utilise contre le gnosticisme.

Notes

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1 « Non seulement Polycarpe fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque de Smyrne. Nous-même l’avons vu dans notre prime jeunesse – car il vécut longtemps et c’est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie –. Or il enseigne toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. » IRÉNÉE DE LYON, Contre les hérésies (Adversus Hæreses), III, 3, 4.
2 Tradition (lat. : traditio, « acte de transmettre ») vient du verbe tradere, « faire passer à un autre, livrer, remettre ». Le terme est utilisé ici au sens qu’il prend « particulièrement, dans l’Église catholique, [de] transmission de siècle en siècle de la connaissance des choses qui concernent la religion et qui ne sont point dans l’Écriture sainte ». (Emile LITTRÉ, Dictionnaire de la langue française).

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