Guido d’Arezzo, « Ut queant laxis »

Cette célèbre hymne chantée aux vêpres de la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste, a été écrite par Paul Diacre au VIIIe siècle. Les premières syllabes de chacun des vers de la première strophe ont été utilisées par Guido d’Arezzo pour donner leurs noms aux notes de musique. [1]Voir : Noms des notes de musique.

Ut queant laxis resonáre fibris
Mira gestórum famuli tuórum,
Solve pollúti labii reátum, Sancte Ioánnes.

Pour que tes serviteurs puissent chanter à pleine voix
les merveilles de ta vie,
efface le péché qui souille leurs lèvres, Saint Jean !

Núntius celso véniens Olympo
Te patri magnum fore nascitúrum, Nomen,
et vitæ sériem geréndæ Ordine promit.

Un messager venu du haut du ciel dévoile à ton père
ta naissance, ta grandeur future, ton nom,
et tout le déroulement de ta vie.

Ille, promíssi dubius supérni,
Pérdidit promptæ módulos loquélæ :
Sed reformásti génitus perémptæ Organa vocis.

Mais lui, doutant des promesses célestes,
perdit le libre usage de sa langue ; par ta naissance,
tu lui rendis la voix qu’il avait perdue.

Ventris obstrúso pósitus cubíli,
Sénseras Regem thálamo manéntem :
Hinc parens nati méritis utérque Abdita pandit.

Enfermé dans le sein de ta mère,
tu avais reconnu la présence du Roi dans sa chambre nuptiale ;
aussi tes parents ont-ils tous deux, par les mérites de leur fils,
révélé des mystères cachés.

Láudibus cives célébrent supérni
Te Deus simplex, paritérque trine : Súpplices
et nos véniam precámur : Parce redémptis.

Les habitants du Ciel te célèbrent par leurs louanges,
toi Dieu un et trine à la fois. Nous aussi nous venons prier
et te supplions d’avoir pitié de ceux que tu as rachetés.

Notes

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