Spiritello (plur. spiritelli) : « petit esprit, lutins ». Cette dénomination qualifie un type de figures de bronze d’enfants enfants mâles représentés nus et ailés (putti), dansants, joueurs et moqueurs, alliant force et légèreté, aux boucles ébouriffées, au regard irrévérencieux et parfois au sourire moqueur, créés par Donatello à partir de modèles observés sur des sarcophages antiques [1]La présence de cupidons et de petits génies remonte à l’Antiquité classique, notamment comme ornements sur les sarcophages de certains hommes vertueux, que Donatello a sans doute vus et étudiés lors de ses deux voyages à Rome. Selon les anciens cultes dionysiaques païens, les putti habitent le paradis de Dionysos et sont souvent représentés en train de vendanger. Le vin, issu du … Poursuivre. Les spiritelli potelés et joufflus deviennent rapidement un signe visible du style nouveau qui caractérise la Renaissance au début du Quattrocento. Les splendides exemplaires de ce type créés par Donatello pour la cantoria de la cathédrale de Florence (fig. 2 et 3 [2]Voir : Donatello, Deux spiritelli. Paris, Institut de France, Musée Jacquemart-André.), ou encore pour les fonts baptismaux du baptistère de Saint-Jean, à Sienne, sont particulièrement représentatifs de ces figures enfantines parsemées sur les monuments.


Notes
| 1↑ | La présence de cupidons et de petits génies remonte à l’Antiquité classique, notamment comme ornements sur les sarcophages de certains hommes vertueux, que Donatello a sans doute vus et étudiés lors de ses deux voyages à Rome. Selon les anciens cultes dionysiaques païens, les putti habitent le paradis de Dionysos et sont souvent représentés en train de vendanger. Le vin, issu du raisin, devient un symbole de renaissance, celle à laquelle aspire le héros dans l’au-delà. Avec la diffusion du christianisme, certains aspects iconographiques païens sont intégrés à l’imaginaire chrétien : la figure du putto est ainsi associée au concept chrétien de salut, en lien direct avec le motif du vin versé par Jésus lors de la Cène et symbole de son sang, donc de son sacrifice pour la rédemption de l’humanité. |
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| 2↑ | Voir : Donatello, Deux spiritelli. Paris, Institut de France, Musée Jacquemart-André. |

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