Battistero di San Giovanni, Sienne.

Baptistère de San Giovanni

Piazza San Giovanni.

En cours …

Le Baptistère de Saint Jean, flanqué d’un imposant escalier qui conduit à la place du Duomo, a été construit en contrebas de la cathédrale, probablement par Camaino di Crescentino, devenu maître d’œuvre à partir de 1299. Lorsqu’en 1317 fut prise la décision de prolonger le chœur de la cathédrale sur une longueur correspondant à deux travées, il fallut construire une puissante substructure permettant de compenser l’importante déclivité du terrain à cet emplacement et de supporter le poids du nouvel édifice. Cette nouvelle construction fut dès lors destinée à remplacer un précédent baptistère qui se trouvait à l’intérieur de la cathédrale.

Comme nombre d’édifices italiens destinés à remplir cette fonction, le baptistère de Sienne est consacré sous le nom de Jean, surnommé le Baptiste pour avoir lui-même baptisé le Christ sur les rives du Jourdain.

La construction présente un certain nombre de caractères originaux qui la distinguent de la plupart des baptistères édifiés en Italie à la même époque. De par son emplacement, adossé à la partie postérieure de la cathédrale et non élevé sur le parvis de celle-ci, il s’écarte nécessairement de la pratique alors en usage. Toutefois, du fait que sa façade est orientée vers le centre vital de la cité, il réussit malgré tout à remplir sa fonction symbolique d’accès à l’Église. Enfin, il ne possède pas la traditionnelle structure centrée selon un plan octogonal chargé d’exprimer symboliquement la participation du baptisé à la résurrection du Christ [a].

Façade de l’édifice

Demeurée inachevée après l’interruption des travaux du Duomo Nuovo, la façade de marbre surplombe la petite place située à l’est, en contrebas. Cette imposante façade dissimule non seulement le baptistère mais aussi le chœur du « Vieux » Duomo dorénavant agrandi, dont on aperçoit l’énorme œil de bœuf qui renfermait le vitrail de Duccio di Buoninsegna, remplacé depuis 2007 par une copie (l’original est aujourd’hui visible dans la Galerie des statues du Museo dell’Opera tout proche).

L’ornementation est typique du goût gothique tant aimé à Sienne : des bandes de marbre blanc et vert alternent sur la surface tandis qu’une corniche divise la hauteur en deux registres percés respectivement de trois fenêtres à meneaux et d’autant de portails évasés et surmontées de lunettes rondes aux étages supérieurs et inférieurs.

Devant les portails, au sommet de la volée de marches, on peut admirer le pavement traité en sgraffito (marqueterie de marbre), tout comme le pavement que l’on trouve à l’intérieur de la cathédrale. Y sont représentés la Naissance, le Baptême et la Confirmation, iconographie qui suggère évidemment la fonction du lieu saint abritant les fonts baptismaux.

Intérieur de l’édifice

Le sanctuaire est construit sur un plan rectangulaire. De puissants piliers le divisent en trois nefs. Celles-ci sont couvertes de voûtes en arêtes caractéristiques de l’époque gothique.

Bien que cette structure particulière soit inhabituelle pour un baptistère, plusieurs éléments attestent la fonction précise du lieu, et avant tout autre, la présence, en son centre, des fonts baptismaux, exceptionnelle synthèse de la sculpture toscane du XVème siècle. Trois des plus grands artistes italiens du Quattrocento ont contribué à la construction de ce joyau artistique :

Le décor des voûtes peintes à fresque illustre, dans la travée la plus proche de l’abside, les composantes du Credo, profession de foi demandée au chrétien en vue de son admission au baptême, et vient par là même souligner une nouvelle fois la fonction de ces lieux. La seconde travée est consacrée, quant à elle, aux douze apôtres du Nouveau Testament que l’époque considérait comme les auteurs des douze articles de cette profession de foi.

Fresques des voûtes : la première travée

La première travée des voûtes des trois nefs comporte un décor réalisé par Lorenzo Vecchietta au milieu du Quattrocento. Cet important cycle de fresque compose une illustration des douze articles du Credo dans sa version la plus concise appelée Symbole des apôtres.

Compte tenu de son rôle fondamental lors du baptême des chrétiens, il n’est pas surprenant qu’un thème permettant de déclarer sa foi occupe une place aussi centrale dans le décor pictural d’un baptistère. Bien que ce thème soit relativement inhabituel dans la peinture italienne, il s’est assez largement diffusé à Sienne qui en comporte à elle seule trois exemples. Tous les trois datent de la première moitié du XVe s. : outre le Baptistère, il s’agit du choeur marqueté de la Chapelle des Seigneurs du Palazzo Pubblico, exécuté par Domenico di Niccolò entre 1415 et 1428, et des fresques de la Chapelle du Sacro Chiodo, à l’Hôpital de Santa Maria della Scala, réalisées en 1449, également par Lorenzo Vecchietta.

Un sermon attribué à Saint-Augustin, et dont la paternité n’était pas mise en doute au Moyen-Age, considère chacun des apôtres comme l’auteur d’un article du Symbole des apôtres.

Cependant, le cycle du baptistère de Sienne présente la particularité d’articuler étroitement l’Ancien et le Nouveau Testament, selon un principe imaginé au XIIIe siècle, consistant à mettre en parallèle les douze phrases du Symbole des apôtres avec douze citations tirées des Livres des prophètes de l’Ancien Testament.

« Il y avait, écrit Pierre Francastel [1] une façon […] simple de faire sentir les divines concordances de l’Ancien et du Nouveau Testament : c’était de mettre face à face les prophètes et les apôtres. Le XIIIe siècle avait aimé cette opposition qui parlait d’elle-même. Qui les voyait, aux fenêtres hautes de Bourges, les uns au nord, les autres au sud, tous pareils, tous revêtus de la même tunique, ne pouvait s’empêcher d’admirer cette étonnante ressemblance. On songeait que ces hommes avaient annoncé le même Sauveur. Plus d’un peut-être, en les contemplant, crut entendre un grand chœur à deux parties où les voix se répondent d’abord, puis s’unissent. »

Nef gauche, première travée.
Nef centrale, première travée.
Nef droite, première travée.

Le thème de ce cycle complexe peint sur les trois voûtes de la travée la plus proche de l’abside distribue les douze scènes illustrant les douze articles du Credo dans les douze voûtains disponibles. Le nombre douze, s’il est inférieur à celui des prophètes, correspond, en revanche, à celui des apôtres, des articles du Symbole des apôtres, ainsi bien qu’au nombre des emplacements disponibles dans la première travée des voûtes. Le principe de la composition adoptée ici fonctionne donc parfaitement.

Un même dispositif de composition est répété dans chacun des douze voutains : au centre, une scène illustre une phrase du Symbole des apôtres. Dans les angles, à droite et à gauche, sont représentés un apôtre et un prophète, que l’on reconnaît grâce aux textes écrits dans les banderoles qui accompagnent chaque personnage. La figure du prophète semble faire écho à celle de l’apôtre placé symétriquement. La prophétie du premier (le prophète), lisible dans un phylactère, vient vérifier et, en quelque sorte, confirmer celui des articles du Symbole supposé avoir été prononcé par le second (l’apôtre).

Enfin, dans chacune des scènes apparaît un personnage couvert d’un long manteau de couleur claire, agenouillé en oraison, contemplant la scène et prononçant le mot : « CREDO » que l’on voit inscrit en caractères capitaux à hauteur de sa tête (excepté dans la première scène où le lot est dorénavant effacé).

Organisation spatiale des voûtes de la première travée des trois nefs. D’après un panneau explicatif présent dans le Baptistère.

La numérotation des scènes [ex. : Dio Padre (1)] renvoie au schéma ci-dessus. L’approche des œuvres est rendue complexe du fait que l’ordre des scènes représentées n’est pas identique d’une voûte à l’autre.

N° de la scène Titre de la scène représentéeN° de l’articleArticle du Symbole des apôtres correspondant
1Lorenzo Vecchietta,
Dio Padre
1Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae.
4Lorenzo Vecchietta,
Gesù Cristo
2Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, 
3Lorenzo Vecchietta, Annunciazione 3qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, 
2Lorenzo Vecchietta, Flagellazione 4passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, 
5Lorenzo Vecchietta,
Discesa agli inferni
5descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, 
8Lorenzo Vecchietta,
Ascensione di Cristo
6ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis,
7Lorenzo Vecchietta, Giudizio Universale7inde venturus est iudicare vivos et mortuos. 
6Lorenzo Vecchietta,
Discesa del Spirito Santo
8Credo in Spiritum Sanctum, 
9Lorenzo Vecchietta,
Allegoria della Chiesa
9sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, 
12Lorenzo Vecchietta,
La confessione
10remissionem peccatorum, 
11Lorenzo Vecchietta, Resurrezione dei morti 11carnis resurrectionem, 
10Lorenzo Vecchietta,
Il Paradiso
12vitam aeternam.

NEF GAUCHE, PREMIÈRE TRAVÉE

  • Lorenzo VecchiettaDio Padre (1)
    • dans les écoinçons : Le prophète Jérémie ; L’apôtre Pierre
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Jérémie) : « PATREM VOCABIS ME ET POST ME INGREDI NON CESSABIS » [1]
      • (phylactère de l’apôtre Pierre) : « Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae » [2]
  • Lorenzo Vecchietta, Gesù Cristo (4)
    • dans les écoinçons : Le prophète David [?] ; L’apôtre André
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète David) : « DOMINUS DIXIT AD ME FILIUS MEUS ES TU EGO HODIE GENUI TE » [3] ?
      • (phylactère de l’apôtre André) : « ET IN IESUM CHRISTUM FILIUM EIUS UNICUM DOMINUM NOSTRUM » [4]
  • Lorenzo Vecchietta, Annunciazione (3)
    • dans les écoinçons : Le prophète Isaïe ; L’apôtre Jacques le Majeur
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Isaïe) : « ECCE VIRGO CONCIPIET ET PARIET FILIUM » [5]
      • (phylactère de l’apôtre Jacques le Majeur) : « QUI CONCEPTUS EST DE SPIRITUEL SANCTO, NATUS EX MARIA VIRGINE qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine » [6]
  • Lorenzo Vecchietta, Flagellazione (2)
    • dans les écoinçons : Le prophète Ézéchiel ; L’apôtre Jean
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Ézéchiel) : « SIGNA THAU GE[ME]NTIUM » [7]
      • (phylactère de l’apôtre Jean) : « PASSUS SUB PONTIO PILATO CRUCIFIXUS MORTUUS ET SEPULTUS » [8]

NEF CENTRALE, PREMIÈRE TRAVÉE

  • Lorenzo Vecchietta, Il Cristo al limbo (5)
    • dans les écoinçons : Le prophète Osée ; L’apôtre Thomas
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Osée) : « MO[R]SVS TVVS ERO INFERNE • OSEA » [9]
      • (phylactère de l’apôtre Thomas) : « DESCENDIT AD INFEROS TERTIA DIE RESURREXIT » [10]
  • Lorenzo Vecchietta, Ascensione di Cristo (8)
    • dans les écoinçons : Le prophète Amos ; L’apôtre Barthélémy
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Amos) : « [QUI AE]DIFICA[V]IT I[N COELO] ASC[ENS]ION[EM] S[U]A[M] » [11]
      • (phylactère de l’apôtre Barthélémy) : « ASCENDIT AD CAELOS • MATTEU[S] » [12]
  • Lorenzo Vecchietta, Giudizio Universale (7)
    • dans les écoinçons : Le prophète Joël ; L’apôtre Philippe
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Joël) : « IN VALLE IOSAPHAT IUDICABIT OMNES GENTES » [13]
      • (phylactère de l’apôtre Philippe) : « VENTURUS EST INDICARE VIVOS MORTVOS • PHILIPPVS » [14]
  • Lorenzo Vecchietta, Discesa del Spirito Santo (6)
    • dans les écoinçons : Le prophète Aggée ; L’apôtre Matthieu
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Aggée) : « SPIRITUS MEUS ERIT IN MEDIO VESTRUM » [15]
      • (phylactère de l’apôtre Matthieu) : « CREDO IN SPIRITVM SA[N]CTVM • BARTOLOMEV[S] » [16]

Dans chacune des quatre scènes apparaît un personnage couvert d’un long manteau de couleur claire, agenouillé en oraison, contemplant la scène et prononçant le mot : « Credo » que l’on voit inscrit à hauteur de sa tête.

NEF DROITE, PREMIÈRE TRAVÉE

  • Lorenzo Vecchietta, Allegoria della Chiesa (9)
    • dans les écoinçons : Le prophète Sophonie ; L’apôtre Jacques le Mineur
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Sophonie) : « HEC EST CIVITAS GLORIOSA QUE DICITUR EXTRA ME NON EST ALTERA » [17]
      • (phylactère de l’apôtre Jacques le Mineur) : « […] SANCTAM ECCLESIAM CATHOLICAM SANCTORUM COMUNIONE » [18]
  • Lorenzo Vecchietta, La confessione (12)
    • dans les écoinçons : Le prophète Malachie ; L’apôtre Simon
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Malachie) : « CUM HODIO (sic) ABUERIS (sic) DIMITTE » [19]
      • (phylactère de l’apôtre Simon le Zélote) : « REMISSIONEM PECCATORUM » [20]
  • Lorenzo Vecchietta, Resurrezione dei morti (11)
    • dans les écoinçons : Le prophète Zacharie ; L’apôtre Judes-Thaddée
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Zacharie) : « SUSCITABO FILIOS TUOS » [21]
      • (phylactère de l’apôtre Judes-Thaddée) : « CARNIS RESURRECTIONEM » [22]
  • Lorenzo Vecchietta, Il Paradiso (10)
    • dans les écoinçons : Le prophète Abdias ; L’apôtre Mathias
    • Inscriptions :
      • (phylactère du prophète Abdias) : « ET ERIT DOMINO REGNVM » [23]
      • (phylactère de l’apôtre Mathias : « VITAM ETERNAM » [24]
Fresques des voûtes : la seconde travée

Le décor peint sur la seconde travée des voûtes, celle qui est la plus proche de l’entrée, est consacrée aux douze apôtres réputés être chacun d’eux l’auteur de l’un des versets du Symbole des apôtres qui en comporte douze.

Les fresques des deux travées de voûtes latérales sont l’œuvre du peintre Agostino di Marsiglio, originaire de Bologne. Les quatre apôtres de la travée centrale ont été peints par Lorenzo Vecchietta.

Nef gauche, seconde travée.
Nef centrale, seconde travée.
Nef droite, seconde travée.

NEF GAUCHE, SECONDE TRAVÉE

NEF CENTRALE, SECONDE TRAVÉE

NEF DROITE, SECONDE TRAVÉE

Fresques des parois absidiales

LUNETTE GAUCHE

ABSIDE

LUNETTE DROITE

œuvres visibles dans le Baptistère

Le long des parois sont exposées plusieurs œuvres, peintures ou sculptures, parmi lesquelles le très beau Polittico di Santo Stefano alla Lizza dû à Lippo Vanni et Giovanni di Paolo, présenté depuis peu en ce lieu.

Les autres œuvres visibles dans le baptistère sont indiquées ci-dessous en commençant par celle située à gauche en entrant et en se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre :

  • Rutilio Manetti, Visitazione
  • Antonio Buonfigli, Deposizione di Cristo

[a] Dans le christianisme, les auteurs des écrits patristiques, notamment saint Jérôme ou saint Augustin, commentent le récit de la création de la Genèse en procédant par opposition entre le sabbat et le jour du Seigneur, entre septième jour (dimanche, jour du repos) et huitième jour (second et véritable sabbat). Ce huitième jour devient ainsi celui de la résurrection et de son symbole, la renaissance par le baptême, d’où la forme souvent octogonale du baptistère ainsi que de la cuve baptismale. Voir : Noële Maurice Denis-Boulet, Le calendrier chrétien. Paris, A. Fayard, 1959, p. 80.

[1] « Patrem vocabis me et post me ingredi non cessabis » (Tu m’appelleras : mon père ! Et tu ne te détourneras pas de moi). Livre de Jérémie (Jr 3, 19).

[2] « Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae » (Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre). Premier article du Symbole des Apôtres, réputé avoir été prononcé par Pierre.

[3] « Dominus dixit ad me: Filius meus es tu; ego hodie genui te » (L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui). Livre des Psaumes (Ps 2, 7).

[4] « Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum » (Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur). Second article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par André.

[5] « Ecce virgo concipiet et pariet filium [et vocabitur nomen eius Emmanuel] » (Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel [c’est-à-dire : Dieu-avec-nous]). Livre d’Isaïe (Es 7, 14).

[6] « qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine » (Qui a été conçu du Saint Esprit, né de la vierge Marie8). Troisième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Jacques le majeur.

[7] « [et dixit Dominus ad eum: Transi per mediam civitatem, in medio Jerusalem,] et signa thau [super frontes virorum] gementium [et dolentium super cunctis abominationibus quae fiunt in medio ejus] » (Il lui dit : « Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d’une croix au front ceux qui gémissent et qui se lamentent sur toutes les abominations qu’on y commet). Livre d’Ézéchiel (Ez 9, 4).

[8] « […] passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus » (Qui a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli). Quatrième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Jean.

[9] « [O mors, ero mors tua] morsus tuus ero, inferne. Osea » ([Ô mort, je serai ta mort ;] je serai ta morsure, enferOsée). Livre d’Osée (Os 13, 14)

[10] « Descendit ad inferos tertia die resurrexit » (Est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour d’entre les morts). Cinquième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Philippe.

[11] «  Qui ædificavit in cœlo ascensionem suam » (Il édifia dans le ciel son ascension). Livre d’Amos (Am 9, 6)

[12] « […] ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis » (Est monté aux cieux et est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant). Sixième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Barthélémy.

[13] « […] in valle Iosaphat iudicabit omnes gentes. Joel » (Dans la vallée de Josaphat, il jugera tous les peuples. Joël). Empruntée au Livre de Joël, la citation exacte est la suivante : « […] et ascendant gentes in vallem Iosaphat quia ibi sedebo ut iudicem omnes gentes in circuitum » ([…] qu’elles [les nations] montent vers la vallée nommée Josaphat [‘Le Seigneur jugé’] : c’est là que je vais siéger pour juger toutes les nations alentour ». Livre de Joël (Jl 4, 12).

[14] « […] inde venturus est judicare vivos et mortuos. Philippus » ([…] d’où il viendra juger les vivants et les morts. Philippe ». Septième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Thomas (et non Philippe, comme l’indique l’inscription).

[15] « Spiritus meus erit in medio vestrum[: nolite timere] » (Mon esprit se tiendra au milieu de vous [: ne craignez pas !]). Livre d’Aggée (Ag 2, 6).

[16] « Credo in spiritum sanctum. Bartolomeus » (Je crois en l’Esprit-Saint. Barthélémy). Huitième article du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Matthieu (et non Barthélémy, comme l’indique l’inscription).

[17] « Haec est civitas gloriosa habitans in confidentia, quae dicebat in corde suo: Ego sum, et extra me non est alia amplius: quomodo facta est in desertum cubile bestiae? omnis qui transit per eam sibilabit, et movebit manum suam » (C’est la cité joyeuse qui trônait avec assurance, celle qui disait en son cœur : « Moi, sans égale ! » Comment est-elle devenue un objet de stupeur, un repaire pour les bêtes ? Quiconque passe auprès d’elle siffle et agite la main). Livre de Sophonie (So 2, 15).

[18] « sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, » ([Je crois] à la sainte Église catholique, à la communion des saints]). Neuvième verset du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Jacques le mineur.

[19] « Cum odio habueris, dimitte[, dicit Dominus Deus Israel: operiet autem iniquitas vestimentum ejus, dicit Dominus exercituum] » {Car je hais la répudiation, – dit le Seigneur, Dieu d’Israël –, et celui qui se couvre d’un vêtement de violence, – dit le Seigneur de l’univers). Livre de Malachie (Ma 2, 16).

[20] « remissionem peccatorum » ([Je crois en] la rémission des péchés). Dixième verset du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Simon.

[21] « [Quoniam extendi mihi Judam quasi arcum : implevi Ephraim: et] suscitabo filios tuos[, Sion, super filios tuos, Graecia: et ponam te quasi gladium fortium] » ([Car j’ai tendu mon arc – c’est Juda. Je le garnis d’une flèche – c’est Éphraïm.] Je vais exciter tes fils[, ô Sion, contre les fils des Grecs ; je ferai de toi une épée de héros]). Livre de Zacharie (Za 9, 13).

[22] « […] carnis resurrectionem » ([Je crois à] la résurrection de la chair). Onzième verset du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Judes-Thaddée).

[23] « […] et erit domino regnum » ([…] et ce sera le règne du Seigneur]). Livre d’Abdias (Ab 1, 21).

[24] « […] in vitam eternam » ([Je crois] à la vie éternelle). Douzième verset du Symbole des Apôtres réputé avoir été prononcé par Mathias.