Vertus monastiques

La Règle de saint Benoît [1]Écrite au VIe siècle, la règle bénédictine connaît rapidement un certain succès, peut-être grâce à sa modération par rapport aux autres règles monastiques existant à l’époque. En 817, elle est imposée à tous les monastères de l’Empire carolingien, d’où le surnom de Père des moines d’Occident donné à saint Benoît. décrit les vertus monastiques traditionnelles que sont l’obéissance [2]« L’obéissance bénédictine, horizontale, mutuelle, entre les frères, est une invention de saint Benoît par rapport à ses devanciers ; Elle ne se réduit pas à une soumission extérieure à une autorité arbitraire. Elle est conçue comme une attitude intérieure d’écoute et de disponibilité. Le mot même d’obéissance renvoie à l’acte d’écouter attentivement, de se … Poursuivre, l’humilité et l’esprit de silence [3]La Règle de saint Benoît place le silence au cœur de son programme spirituel et disciplinaire. « Dans la Règle bénédictine, le silence — et ses modalités d’application — sont principalement définis au chapitre VI, et leur place dans l’économie de l’œuvre est loin d’être anodine : en effet, leur description succède immédiatement au chapitre consacré à … Poursuivre : l’obéissance conduit à l’humilité [4]Règle de Saint Benoît, Chapitre 5, 1., qui conduit à la charité [5]« Après avoir gravi tous ces degrés d’humilité, le moine parviendra bientôt à cet amour de Dieu, qui, devenu parfait, chasse la crainte ». Règle de Saint Benoît, 7, 67. Fin du chapitre sur les douze degrés d’humilité.. Le moine s’éloigne du monde pour chercher Dieu, et la clôture monastique lui permet de se concentrer sur ce but [6]« Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l’on y trouve tout le nécessaire : de l’eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu’on puisse pratiquer les divers métiers à l’intérieur de la clôture. De la sorte les moines n’auront pas besoin de se disperser au-dehors, ce qui n’est pas du tout avantageux pour leurs … Poursuivre.

Notes

Notes
1 Écrite au VIe siècle, la règle bénédictine connaît rapidement un certain succès, peut-être grâce à sa modération par rapport aux autres règles monastiques existant à l’époque. En 817, elle est imposée à tous les monastères de l’Empire carolingien, d’où le surnom de Père des moines d’Occident donné à saint Benoît.
2 « L’obéissance bénédictine, horizontale, mutuelle, entre les frères, est une invention de saint Benoît par rapport à ses devanciers ; Elle ne se réduit pas à une soumission extérieure à une autorité arbitraire. Elle est conçue comme une attitude intérieure d’écoute et de disponibilité. Le mot même d’obéissance renvoie à l’acte d’écouter attentivement, de se rendre réceptif à une parole qui dépasse ses propres préférences.
3 La Règle de saint Benoît place le silence au cœur de son programme spirituel et disciplinaire. « Dans la Règle bénédictine, le silence — et ses modalités d’application — sont principalement définis au chapitre VI, et leur place dans l’économie de l’œuvre est loin d’être anodine : en effet, leur description succède immédiatement au chapitre consacré à l’obéissance, et précède celui dédié à l’humilité (*). Cette position centrale n’est pas fortuite : elle inscrit le silence comme une vertu charnière entre l’obéissance, qui dispose l’âme à l’écoute, et l’humilité, qui en est le fruit. Ainsi, le silence n’apparaît pas comme une simple règle de conduite, mais comme un véritable outil de progression spirituelle. Par ailleurs, d’autres recommandations relatives à la mise en œuvre du silence dans la vie monastique jalonnent ce texte fondateur, notamment aux chapitres IV, VII, XLII et XLVIII7. » Ludivine Mazelly, « Célébrer, garder, rompre le silence : théorie et pratiques de la vertu monastique du silence dans la Vie d’Odon de Cluny († 942) de Jean de Salerne » », Questes, 51 (2026), p. 108 mise en ligne : http://journals.openedition.org/questes/7455

(*) La Règle de saint Benoît (éd. Adalbert de VOGÜÉ et Jean NEUVILLE), Paris, Les Éditions du Cerf, 1972. Le chapitre VI (De taciturnitate) se trouve au t. 1, pp. 470-473.

4 Règle de Saint Benoît, Chapitre 5, 1.
5 « Après avoir gravi tous ces degrés d’humilité, le moine parviendra bientôt à cet amour de Dieu, qui, devenu parfait, chasse la crainte ». Règle de Saint Benoît, 7, 67. Fin du chapitre sur les douze degrés d’humilité.
6 « Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l’on y trouve tout le nécessaire : de l’eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu’on puisse pratiquer les divers métiers à l’intérieur de la clôture. De la sorte les moines n’auront pas besoin de se disperser au-dehors, ce qui n’est pas du tout avantageux pour leurs âmes. » Règle de saint Benoît, 66, 6-7.

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