Philippe l’Arabe

Marcus Iulius Philippus (Chahba [Province romaine d’Arabie], v. 204 – Vérone, 249) : empereur romain de 244 à 249. Son nom romain n’évoque pas grand-chose, car il est plus connu sous son sobriquet : Philippe l’Arabe  (lat. : Philippus Arabs). Eusèbe de Césarée [1]EUSÈBE DE CÉSARÉE, Histoire ecclésiastique, t. VI, p. 34. rapporte – sans en garantir l’authenticité [2]Claude LEPELLEY, « Les Chrétiens et l’Empire romain », dans Jean-Marie MAYEUR, Luce PIETRI, André VAUCHEZ et Marc VENARD, Histoire du Christianisme, vol. I : Le nouveau peuple (des origines à 250), Paris, Desclée, 2000, p. 260. – une tradition de l’historiographie chrétienne selon laquelle Philippe était chrétien, et qu’il se comportait « dans la crainte de Dieu ». Plus tard, Jordanès [3]Iordanes, en français Jordanès (VIe siècle) : historien ostrogoth de langue latine, spécialiste de l’histoire des peuples germaniques. Sa vie nous est assez obscure ; il aurait été notaire mais aussi moine puis évêque de Crotone et de Ravenne. Il est l’auteur d’une Histoire des Goths composée en 551, qui est le résumé d’une œuvre perdue de Cassiodore, chroniqueur … Poursuivre reprend cette affirmation [4]JORDANÈS, Getica, t. XVI, p. 89.. De fait, l’iconographie chrétienne a entériné cette hypothèse, et de nombreux tableaux représentent Le pape Fabien baptisant Philippe l’Arabe, notamment le tableau de Pier Leone Ghezzi en la basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs de Rome. En réalité, si, à titre privé, ou dans un objectif politique, Philippe a laissé Fabien, l’évêque de Rome, rapporter à Rome la dépouille mortelle de son prédécesseur Pontien [8] [5]Paul PETIT, Histoire générale de l’Empire romain, Paris, Seuil, 1974, p. 449., ce que l’on sait des événements survenus sous son règne le présente, du moins publiquement, comme un pratiquant de la religion civique traditionnelle. Mais il accorde sa protection au philosophe néoplatonicien Plotin, dont la doctrine s’inspire en partie de la théologie chrétienne [6]Paul PETIT, op. cit., p. 512..

Notes

Notes
1 EUSÈBE DE CÉSARÉE, Histoire ecclésiastique, t. VI, p. 34.
2 Claude LEPELLEY, « Les Chrétiens et l’Empire romain », dans Jean-Marie MAYEUR, Luce PIETRI, André VAUCHEZ et Marc VENARD, Histoire du Christianisme, vol. I : Le nouveau peuple (des origines à 250), Paris, Desclée, 2000, p. 260.
3 Iordanes, en français Jordanès (VIe siècle) : historien ostrogoth de langue latine, spécialiste de l’histoire des peuples germaniques. Sa vie nous est assez obscure ; il aurait été notaire mais aussi moine puis évêque de Crotone et de Ravenne. Il est l’auteur d’une Histoire des Goths composée en 551, qui est le résumé d’une œuvre perdue de Cassiodore, chroniqueur et historien du début du VIe siècle.
4 JORDANÈS, Getica, t. XVI, p. 89.
5 Paul PETIT, Histoire générale de l’Empire romain, Paris, Seuil, 1974, p. 449.
6 Paul PETIT, op. cit., p. 512.

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture