Souda ou Souida [1]Du grec médiéval : Σοῦδα / Soûda ; Σουίδας / Souídas. : vaste encyclopédie byzantine rédigée en grec médiéval à la fin du Xe siècle, et consacrée au monde méditerranéen antique. Il s’agit d’un ouvrage faisant autorité, en particulier pour les citations qu’il contient. L’édition scientifique de référence est due à Ada Adler [2]Ada ADLER [éd.], Suidae Lexicon, 5 vols, Leipzig, Teubner, 1928-1938. [3]Ada Sara Adler (Frederiksberg, 1878 – Copenhague, 1946) : chercheuse danoise, philologue, humaniste classique et bibliothécaire, particulièrement connue pour son édition critique de la Souda, qu’elle publie en 5 volumes (Leipzig, 1928–1938).. La Souda [4]Il convient de noter que l’édition d’Adler conserve l’orthographe Suida/Σουΐδα, en continuité avec les manuscrits, mais les chercheurs modernes préfèrent Souda/Σούδα. est à la fois un lexique et une encyclopédie. En effet, ce dictionnaire unique contient des mots de vocabulaire et leurs définitions, ainsi que des entrées biographiques, littéraires, scientifiques, géographiques, historiques et autres.
On dispose de peu d’informations sur le compilateur de la Souda, probablement un ecclésiastique passionné d’études littéraires ayant vécu au Xe siècle, sous le règne de Basile II et de Constantin VIII [5]Jusqu’au début du XXe siècle, on identifiait le mot Souida au nom de son auteur, Soudas (Σούδας) ou Souidas (Σουίδας), d’après le témoignage de Stéphanos (*) commentateur d’Aristote, et l’interprétation d’Eustathe de Thessalonique (**), qui, au XIIIe siècle, confondit le titre avec le nom de l’auteur, hellénisant ainsi la forme barbare Suda … Poursuivre. Une théorie récente envisage toutefois la composition de ce dictionnaire comme une œuvre collective réalisée par des érudits, s’inscrivant ainsi dans le contexte de la philosophie chrétienne médiévale.
Ce lexique encyclopédique comprend 30 000 entrées, dont beaucoup s’appuient sur des sources antiques aujourd’hui disparues.
Notes
| 1↑ | Du grec médiéval : Σοῦδα / Soûda ; Σουίδας / Souídas. |
|---|---|
| 2↑ | Ada ADLER [éd.], Suidae Lexicon, 5 vols, Leipzig, Teubner, 1928-1938. |
| 3↑ | Ada Sara Adler (Frederiksberg, 1878 – Copenhague, 1946) : chercheuse danoise, philologue, humaniste classique et bibliothécaire, particulièrement connue pour son édition critique de la Souda, qu’elle publie en 5 volumes (Leipzig, 1928–1938). |
| 4↑ | Il convient de noter que l’édition d’Adler conserve l’orthographe Suida/Σουΐδα, en continuité avec les manuscrits, mais les chercheurs modernes préfèrent Souda/Σούδα. |
| 5↑ | Jusqu’au début du XXe siècle, on identifiait le mot Souida au nom de son auteur, Soudas (Σούδας) ou Souidas (Σουίδας), d’après le témoignage de Stéphanos (*) commentateur d’Aristote, et l’interprétation d’Eustathe de Thessalonique (**), qui, au XIIIe siècle, confondit le titre avec le nom de l’auteur, hellénisant ainsi la forme barbare Suda en Suida. Aujourd’hui, les historiens s’accordent à dire que Suida était un titre, bien que l’étymologie du terme soit controversée.
(*) Étienne ou Stéphanos d’Alexandrie (Alexandrie, v. 580 – v. 642) : philosophe, mathématicien, astronome, alchimiste, probablement médecin, de religion chrétienne. Il fut en faveur à la cour de Byzance au temps d’Héraclius Ier (610-641). |
