Dans la théologie chrétienne, le terme hypostase désigne une substance fondamentale, un principe premier. Dans le christianisme, les trois hypostases sont « trois principes, trois centres conscients de l’existence une et de la conscience trinitaire une, où il faut affirmer à la fois la distinction et l’unité, l’irréductibilité et la consubstantialité [1]. » Lors du premier concile de Nicée, en 325, le terme hypostasis figure dans les anathèmes qui concluent la profession de foi et les termes hypostasis (substance) et ousia (essence) y sont considérés comme équivalents. Puis le concile d’Éphèse, en 431, définit l’union hypostatique des deux natures, humaine et divine, du Christ. À partir du concile de Chalcédoine, en 451, la théologie chrétienne utilisera la notion d’hypostase dans le sens de « personne » : ainsi, le Père, le Fils et le Saint-Esprit désignent chacune des trois personnes divines de la Trinité, chacune considérée distincte, mais toutes les trois substantiellement unes (consubstantielles). Les théologiens disent qu’il y a en Dieu trois hypostases et une seule nature, dans la Sainte Trinité donc.
