Dans la théologie chrétienne, le terme hypostase désigne une substance fondamentale, un principe premier. Dans le christianisme, les trois hypostases sont « trois principes, trois centres conscients de l’existence une et de la conscience trinitaire une, où il faut affirmer à la fois la distinction et l’unité, l’irréductibilité et la consubstantialité ». Lors du premier concile de Nicée, en 325, le terme hypostasis figure dans les anathèmes qui concluent la profession de foi et les termes hypostasis (substance) et ousia (essence) y sont considérés comme équivalents. Puis le concile d’Éphèse, en 431, définit l’union hypostatique des deux natures, humaine et divine, du Christ. À partir du concile de Chalcédoine, en 451, la théologie chrétienne utilisera la notion d’hypostase dans le sens de « personne » : ainsi, le Père, le Fils et le Saint-Esprit désignent chacune des trois personnes divines de la Trinité, chacune considérée distincte, mais toutes les trois substantiellement unes (consubstantielles). Les théologiens disent qu’il y a en Dieu trois hypostases et une seule nature, dans la Sainte Trinité donc.
