La sanguine est une famille de pigments de couleur rouge terre qui se décline en différents tons orange, ocre, marron et beige. La couleur sanguine est produite à partir de l’hématite, roche contenant de l’oxyde de fer. La matière étant friable, elle est placée dans un porte-crayon afin d’éviter qu’elle salisse les mains et tâche la feuille. Selon le type d’argile employée, ses traits peuvent se décliner sous des tons plus clairs et délicats à plus chauds et plus profonds. On trouve la sanguine sous la forme de bâtons de craie, de crayons et des pastels.
Comme pour le pastel, le ton du papier est primordial pour l’exécution d’une sanguine. Ainsi, une technique picturale ayant été mise au point pendant la Renaissance, la technique des trois crayons [1]La technique de dessin aux trois crayons utilise trois crayons : pierre noire, sanguine, et craie blanche. Le papier utilisé est de valeur moyenne (gris, bleu ou brun). La pierre noire donne les lignes principales du dessin, les ombres et les tons froids, la sanguine donne les tons chauds et la craie blanche … Poursuivre, consiste à représenter un modèle vivant à l’aide d’une craie sanguine, d’une pierre noire et d’une craie blanche sur un papier teinté (de couleur crème ou vert pâle, par exemple). La combinaison de ces couleurs permet de rendre toutes les nuances carnées du modèle vivant avec le plus grand réalisme.
Par extension, une œuvre (monochrome) exécutée avec de la sanguine porte le nom de sanguine et la technique de dessin employant la sanguine porte également ce nom.
Notes
| 1↑ | La technique de dessin aux trois crayons utilise trois crayons : pierre noire, sanguine, et craie blanche. Le papier utilisé est de valeur moyenne (gris, bleu ou brun). La pierre noire donne les lignes principales du dessin, les ombres et les tons froids, la sanguine donne les tons chauds et la craie blanche sert à produire des rehauts (*). Cette technique apparait dans les portraits de la Renaissance, au XVIe siècle, employée par des artistes comme François Clouet, en France, ou Parmigianino, en Italie, pour les portraits de cour. Puis au XVIIe siècle par des peintres comme Rubens tant dans le domaine duportrait que pour des études préparatoires aux tableaux. (*) Le rehaut est un ensemble de traces (touches, hachures) de pigments clairs (gouache, craie) servant à éclaircir par endroits un dessin, un croquis ou un lavis exécuté à l’aide de pigments sombres. Souvent blancs, les rehauts permettent d’accuser les lumières et de donner du relief sur un support teinté. |
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