Domenico Beccafumi (Valdibiena [Montaperti (Sovicille)], entre 1484 et 1486 – Sienne, 1551)
Tanaquil, v. 1519.
Huile, à l’origine sur bois, transposée sur toile, 92,1 x 53,3 cm.
Inscriptions :
- (sur une plaque de pierre posée de travers, dans l’angle inférieur gauche) : « SUM TANAQUIL BINOS FECI QUE PROVIDA REGES / PRIMA VIRUM SERVUM FOEMINA DEINDE MEUM » [1]« Je suis Tanaquil ; douée d’un esprit prophétique, j’ai créé deux rois : d’abord mon époux, puis mon serviteur. »
Provenance : Palazzo del Magnifico [2]Mobilier de la chambre nuptiale de Francesco di Camillo Petrucci., Sienne.
Londres, National Gallery.
La figure de la reine Tanaquil, épouse de Tarquin l’Ancien et célèbre « faiseuse de rois »,
Ce panneau faisait partie du mobilier [3]Voir note 2. en bois d’une chambre peinte par Domenico Beccafumi en 1519 pour Francesco di Camillo Petrucci, dont subsistent aujourd’hui quatre figures féminines : une Vénus exposée aujourd’hui au Barber Institute of Fine Arts de Birmingham, une Cornélie appartenant à la Galleria Doria Pamphilj de Rome et les figures de Marcia et de Tanaquil, conservées à la National Gallery de Londres. Le programme décoratif, qui comprenait également des scènes de mariage et de fécondité tirées des Fastes d’Ovide [4]OVIDE, Fastes, II, 31-34 ; Ibid., II, 267-302 ; Ibid., VI, 249-472., fait probablement référence au mariage de Francesco avec Caterina Piccolomini del Mandolo en 1512.
On connaît la date de réalisation des meubles grâce à la requête que Beccafumi a présentée aux Provveditori di Biccherna et au Giudice del Comune di Siena (1526-1528) pour exiger le solde du paiement. Les meubles de la chambre ont été démembrés à la suite du bannissement de Francesco Petrucci de la ville en 1523 et ont été retrouvés chez son cousin Scipione en 1527.
Notes
| 1↑ | « Je suis Tanaquil ; douée d’un esprit prophétique, j’ai créé deux rois : d’abord mon époux, puis mon serviteur. » |
|---|---|
| 2↑ | Mobilier de la chambre nuptiale de Francesco di Camillo Petrucci. |
| 3↑ | Voir note 2. |
| 4↑ | OVIDE, Fastes, II, 31-34 ; Ibid., II, 267-302 ; Ibid., VI, 249-472. |




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