Museo Civico, Archeologico e della Collegiata, Casole d’Elsa

Musée Civique, Archéologique et de la Collégiale

Piazza della Libertà, 5. Casole d’Elsa.

Informations :

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PRÉSENTATION

Situé dans le bâtiment de l’ancien presbytère de la Collégiale, le musée de Casole d’Elsa est divisé en deux sections : l’une archéologique, l’autre artistique. La première est divisée en trois salles, et raconte l’histoire du peuplement du territoire à l’époque étrusque à partir des phases les plus anciennes, comme en témoignent les mobiliers funéraires orientalisants retrouvés dans la localité de « Le Gabbra ». A noter également les trouvailles de la collection Bargagli, provenant du domaine de Querceto ; parmi ceux-ci, signalons une tête de statue en marbre du VIe siècle avant J.-C. et deux cratères attiques qui témoignent de la vitalité économique et culturelle de cette région à l’époque archaïque. Dynamisme également confirmé par deux splendides boucles en bronze du VIe siècle av. J.-C., retrouvées dans la localité de « La Senese » et décorées de l’une des plus anciennes représentations de la boxe dans le monde étrusque. Une grande quantité d’objets funéraires constituée d’urnes en tuf et de céramiques peintes en noir de la fabrique de Malacena [1]On appelle Malacena la production d’un groupe de potiers étrusques qui ont décoré une grande variété de formes de vases en les recouvrant de glaçure noire. Le groupe Malacena a été nommé ainsi par Beazley qui lui a donné le nom du site de la Tombe des Calinii Sepus, près de Monteriggioni, où de nombreux exemples ont été retrouvées. La forme de certains des vases, souvent … Poursuivre illustrent le développement que connut ce centre de production durant la phase hellénistique, sous l’influence politique et culturelle de la ville de Volterra. [2]Au sujet de la localisation de Malacena, Marinella Montagna Pasquinucci note que « Beazley [John Davidson Beazley, Etruscan Vase-painting, Oxford, Clarendon Press, 1947] avait conclu que la fabrique de Malacena pouvait être située à Volterra ; récemment Balland [A. Balland, « Céramique étruseo-campanienne à vernis noir, 1 », MEFB, (Fouilles de l’École Française de Borne à … Poursuivre

Les œuvres de la section artistique documentent les grands événements culturels qui se sont déroulés à Casole d’Elsa du début du XIVe siècle au milieu du XVIIe siècle, faisant d’un petit centre habité un castello stratégique de la Val d’Elsa, et une fraction importante du territoire artistique siennois. Parmi les œuvres les plus significatives du début du XIVe siècle figurent la Tête d’un prophète de Marco Romano, l’un des plus grands sculpteurs du gothique italien, celle de l’évêque Tommaso d’Andrea réalisée par le sculpteur Gano di Fazio et la Vierge à l’enfant du ‘Maestro della Maestà Cini’. Parmi les œuvres de la fin du Moyen Âge figurent les précieuses miniatures du graduel enluminé de Lippo di Vanni, tandis que la pleine Renaissance est représentée par l’imposant retable peint par Andrea di Niccolò pour l’un des autels de la collégiale. Certaines œuvres documentent l’activité du peintre natif de Casole, Alessandro Casolani, et de son atelier familial qui vit passer son beau-frère Vincenzo Rustici et son neveu Francesco, tous deux actifs un temps dans la ville.

Les œuvres importantes présentes dans la collégiale constituent un prolongement essentiel de l’itinéraire du musée : les monuments sépulcraux de Messer Porrina et de l’évêque Tommaso d’Andrea, respectivement sculptés par Marco Romano et par Gano di Fazio, et trois peintures du caravagesque siennois Rutilio Manetti.

PREMIER ETAGE

SECOND ETAGE

Notes

Notes
1 On appelle Malacena la production d’un groupe de potiers étrusques qui ont décoré une grande variété de formes de vases en les recouvrant de glaçure noire. Le groupe Malacena a été nommé ainsi par Beazley qui lui a donné le nom du site de la Tombe des Calinii Sepus, près de Monteriggioni, où de nombreux exemples ont été retrouvées. La forme de certains des vases, souvent recouverts d’une fine glaçure bleu-noir, imitant la métallurgie, est influencée par celle des récipients en bronze et en argent. L’origine de la fabrique peut avoir été Volterra. La production de Malacena est aussi connue sous le nom de vaisselle de Malacena.
2 Au sujet de la localisation de Malacena, Marinella Montagna Pasquinucci note que « Beazley [John Davidson Beazley, Etruscan Vase-painting, Oxford, Clarendon Press, 1947] avait conclu que la fabrique de Malacena pouvait être située à Volterra ; récemment Balland [A. Balland, « Céramique étruseo-campanienne à vernis noir, 1 », MEFB, (Fouilles de l’École Française de Borne à Bolsena-Poggio Moseini, III, 1), Suppl. 6, Paris, 1969], dans son étude sur la fabrication des « boucles d’oreille » et ses relations avec la fabrique de Malacena, a adopté une position plus critique et prudente. Il observe que le problème de l’attribution des vases qui relèvent de ce terme conventionnel à un atelier du nord-ouest de l’Étrurie est complexe, puisque des pièces de ce type, bien que principalement trouvées dans le nord de l’Étrurie, ont également été trouvées dans de nombreuses autres nécropoles étrusques et dans la vallée du Pô ; à Tarquinia, en particulier, il existe une collection de vases peints en noir qui, en raison de leurs caractéristiques techniques, pourraient être attribués à la fabrique de Malacena. En revanche, il n’existe pas de critère fiable pour déterminer s’ils sont moins importés du nord de l’Étrurie. » (Marinella Montagna Pasquinucci, « La ceramica a vernice nera del Museo Guarnacci di Volterra », Mélanges de l’école française de Rome, Année 1972, 84-1, pp. 269-498).
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