Bagno Vignoni

Bagno Vignoni

San Quirico d’Orcia.

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Les anciens Bains de Vignone (Bagni di Vignone), aujourd’hui Bagno Vignoni, se trouvent à moins de 6 km au sud de San Quirico d’Orcia. Les lieux doivent leur nom aux termes dont la fréquentation remonte à l’époque étrusque, et dont le Parco dei Mulini, avec ses rigoles, les gorelli [1]Le substantif italien gorello désigne un petit canal, ou rigole, permettant l’écoulement des eaux., creusées dans le roc – certaines fonctionnent encore – qui permettaient de distribuer l’eau thermale aussi bien vers les moulins souterrains où le blé était transformé en farine que dans les différents lieux où séjournaient les personnes venus soulager leurs douleurs liées à l’âge ou à des maladies de toutes natures. L’historienne siennoise Gabriella Piccini évoque au passage les saynètes que tout visiteur se rendant en ce lieu peut encore, comme elle, observer, occasionnées par les visiteurs et les badauds venus gratuitement « faire le gorello » le long des petits canaux à ciel ouvert [2]« In tempi recenti ho personalmente osservato più volte nella località di Bagno Vignoni gli abitanti dei dintorni disporsi seduti in fila per “fare il gorello”, ovverosia per immergere gratuitamente i piedi nelle acque che scorrono in piccoli rivoli all’esterno delle piscine a pagamento. Mi dissero che aiutava a rimuovere i calli. » (« Ces derniers temps, j’ai … Poursuivre.

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Les Étrusques d’abord, puis les Romains, fréquentèrent volontiers le territoire de Bagno Vignoni. Les Romains furent cependant les premiers à y développer une exploitation méthodique des eaux thermales à des fins curatives. La présence de thermes romains est confirmée par les traces d’un espace sacré consacré aux eaux, aux dieux et aux « nymphes tutélaires du bain » comme en témoigne une inscription trouvée à l’intérieur de l’établissement thermal public, qu’un certain Lucius Trebonius Paternus a placée là comme un ex voto après y avoir retrouvé la santé.

Au XVIe siècle, après des années d’abandon, le petit centre fut entièrement restauré sous la conduite de Mario Amerighi.  Les moulins surplombant le Val d’Orcia furent restaurés à cette occasion et l’activité meunière reprit à plein régime. Même l’activité dédiée à la teinture des tissus fut à même de reprendre grâce à la réutilisation et l’aménagement des petites cuves de confinement, toujours dans la zone des fabriques. Le 25 janvier 1592 [3]Gerolamo GIGLI, Diario Sanese in cui si veggono alla giornata tutti gli avvenimenti più ragguardevoli spettani si allo spirituale si al temporale della città e stato di Siena. Con la notizia di molte nobili famiglie di essa delle quali è caduto, Lucques, Ed. Leonardo Venturini, 1723, p. 231., Mario Amerighi obtint du Gouvernement grand-ducal la concession des impôts du Bagno Vignoni pour lui et ses descendants, avec l’obligation d’en assurer l’entretien. Il entreprit de réorganiser la piscine d’eau thermale, avec une charpente murale linéaire, ornée de dalles de pierre symétriques, comme cela nous a été transmis. Il est également responsable de la reconstruction [4]Francesco GROTTANNELLI, Leggenda minore di s. Caterina da Siena e lettere dei suoi discepoli : scritture inedite pubblicate da F. Grottanelli, Bologne, G. Romagnoli, 1868 (reprint Forgotten Books, 2018, p. 197. de la petite chapelle de Santa Caterina, située au centre de la loggia donnant sur la grande piscine thermale, et ornée de fresques peintes par Ventura Salimbeni. La place du village était ornée de précieuses faïences décoratives représentant une Vierge à l’Enfant ainsi que les insignes de la famille Amerighi, malheureusement aujourd’hui dégradées à la suite d’actes de vandalisme qui ont occasionné l’abrasion presque complète de la partie représentant les armoiries.

En 1677, le Grand-duc Côme III de Médicis offrit le fief de San Quirico d’Orcia au Cardinal Flavio Chigi [5]Flavio Chigi seniore (Sienne, 1631 – Rome, 1693) : neveu du pape Alexandre VII, né Fabio Chigi (Sienne, 1599 – Rome, 1667), et oncle du cardinal Antonfelice Zondadari (1712), il est, avec Sigismondo Chigi (1667), Flavio Chigi iuniore (1753) et Flavio III Chigi (1873), l’un des nombreux cardinaux que compte la famille Chigi., dont faisaient partie les villages de Vignoni et de Bagni di Vignone. C’est ainsi que l’établissement thermal, ainsi que trois moulins, huit maisons, une taverne et une importante superficie de terres passèrent entre les mains de la famille Chigi et de leur descendant.

Centres d’intérêt à Bagno Vignoni

Notes

Notes
1 Le substantif italien gorello désigne un petit canal, ou rigole, permettant l’écoulement des eaux.
2 « In tempi recenti ho personalmente osservato più volte nella località di Bagno Vignoni gli abitanti dei dintorni disporsi seduti in fila per “fare il gorello”, ovverosia per immergere gratuitamente i piedi nelle acque che scorrono in piccoli rivoli all’esterno delle piscine a pagamento. Mi dissero che aiutava a rimuovere i calli. » (« Ces derniers temps, j’ai personnellement observé à plusieurs reprises dans la localité de Bagno Vignoni les habitants des environs assis en rangées pour « faire le gorello », c’est-à-dire tremper leurs pieds gratuitement dans les eaux qui coulent dans de petits ruisseaux en dehors des zones payantes. piscines. Ils m’ont dit que ça aidait à éliminer les callosités. ») Gabriella PICCINNI, « Andar per terme in Toscana. Tra moda, cura, ospitalità, affari e politica, dans Francesca Pucci Donati (dir.), Luoghi dell’ospitalità in Italia nel Medioevo. Sistemi e servizi fra città e contado, Rome, Viella, 2024, pp. 253-271.
3 Gerolamo GIGLI, Diario Sanese in cui si veggono alla giornata tutti gli avvenimenti più ragguardevoli spettani si allo spirituale si al temporale della città e stato di Siena. Con la notizia di molte nobili famiglie di essa delle quali è caduto, Lucques, Ed. Leonardo Venturini, 1723, p. 231.
4 Francesco GROTTANNELLI, Leggenda minore di s. Caterina da Siena e lettere dei suoi discepoli : scritture inedite pubblicate da F. Grottanelli, Bologne, G. Romagnoli, 1868 (reprint Forgotten Books, 2018, p. 197.
5 Flavio Chigi seniore (Sienne, 1631 – Rome, 1693) : neveu du pape Alexandre VII, né Fabio Chigi (Sienne, 1599 – Rome, 1667), et oncle du cardinal Antonfelice Zondadari (1712), il est, avec Sigismondo Chigi (1667), Flavio Chigi iuniore (1753) et Flavio III Chigi (1873), l’un des nombreux cardinaux que compte la famille Chigi.

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