Maestro dell’Osservanza (peintre ou groupe de peintres actif durant le second quart du XVe siècle, auquel est attribué un corpus d’œuvres réunies en 1942 par Alberto Graziani [1]Alberto Graziani, « Il Maestro dell’Osservanza (1942) », dans Propozioni, II, 1948, pp. 75-87 (réédité dans Proporzioni. Scritti e Lettere di Alberto Graziani, a cura di T. Graziani Longhi, 2 vol. Bologne, 1993).
Madonna dell’umiltà con angeli, Cristo benedicente ; santa Caterina d’Alessandria e angelo annunciante ; san Giovanni battista e Vergine annunciata (Vierge à l’Enfant avec anges ; sainte Catherine d’Alexandrie et ange annonciateur ; saint Jean Baptiste et Vierge de l’Annonciation), vers 1436-1440.
Tempera sur panneau, triptyque à volets amovibles, cadre original.
Inscriptions :
- (sur le phylactère tenu par l’Enfant-Jésus) : « EGO S[UM] » [2]Ego sum via veritas et vita (« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. ») Évangile selon Jean (Jn 14, 6).
- (sur le phylactère tenu par Jean Baptiste) : « ECCE AN[GNUS DEI] » [3]Ecce agnus dei ecce qui toliit peccata mundi (« Voici l’agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. »). Évangile selon Jean (Jn 1, 29). L’agneau était communément utilisé comme la victime des sacrifices d’expiation au premier siècle de l’ère chrétienne. La formule l’« agneau » de Dieu utilisée par l’Évangéliste se trouve également … Poursuivre
Provenance : Couvent de Santa Maria Maddalena, Sienne.
Sienne, Pinacoteca Nazionale, inv. 177.
Gâbles
- Ange annonciateur (fig. 1)
- Éternel bénissant (fig. 2)
- Vierge de l’Annonciation (fig. 3)
VOLETS
- Catherine d’Alexandrie (fig. 4)
- Vierge à l’Enfant et quatre anges (fig. 5)
- Jean Baptiste (fig. 6)
Après que l’œuvre ait d’abord été attribuée à Sassetta ou à son école [4]Bernard Berenson, Pitture italiane del rinascimento ; catalogo dei principali artisti e delle loro opere, con un indice dei luoghi, Milan, U. Hoepli, 1936, p. 43., puis à Sano di Pietro avant de passer à un certain ’Maestro della Flagellazione della Vaticana’ [5]Pope-Hennessy, Sassetta, Londres, 1939, pp. 113-117 ; 198., cette Madone à l’Enfant entourée de quatre anges qui la couronnent est généralement considérée aujourd’hui de la main du peintre siennois anonyme connu sous le pseudonyme du ’Maître de l’Observance’ [6]Roberto Longhi, « Fatti di Masolino e Masaccio », La Critica d’Arte, XXV-XXVI, 1940, pp 145-191 ; « ‘Fatti di Masolino e Masaccio’ e altri studi sul Quattrocento », Opere complete, vol. 8, Florence, 1975, p. 60 ; Alberto Graziani, ’Il Maestro dell’Osservanza’ (1942), Proporzioni, 2, 1948, p. 82.. Il est généralement admis que sa datation se situe à une époque postérieure au triptyque de la Nascita della Vergine, aujourd’hui au Museo di Palazzo Corboli (Asciano).
Humblement installée à même le sol, devant un drap d’honneur, cependant, que portent quatre anges, la Vierge, dont les pommettes délicatement rosées ne dissimulent pas l’expression sombre et pensive de son visage, observe l’Enfant qui s’est dressé sur ses jambes pour adresser autour de lui un signe de bénédiction. Pourtant, le caractère surnaturel de cet Enfant n’interdit nullement aux sentiment maternels de s’exprimer : dans une gestuelle très délicate, une mère attendrie caresse le pied de son fils.
Notes
| 1↑ | Alberto Graziani, « Il Maestro dell’Osservanza (1942) », dans Propozioni, II, 1948, pp. 75-87 (réédité dans Proporzioni. Scritti e Lettere di Alberto Graziani, a cura di T. Graziani Longhi, 2 vol. Bologne, 1993). |
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| 2↑ | Ego sum via veritas et vita (« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. ») Évangile selon Jean (Jn 14, 6). |
| 3↑ | Ecce agnus dei ecce qui toliit peccata mundi (« Voici l’agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. »). Évangile selon Jean (Jn 1, 29). L’agneau était communément utilisé comme la victime des sacrifices d’expiation au premier siècle de l’ère chrétienne. La formule l’« agneau » de Dieu utilisée par l’Évangéliste se trouve également dans la première épître de saint Pierre où Jésus est appelé « l’agneau sans tache » qui, « insulté, ne rendait pas l’insulte, souffrant ne menaçait pas ». |
| 4↑ | Bernard Berenson, Pitture italiane del rinascimento ; catalogo dei principali artisti e delle loro opere, con un indice dei luoghi, Milan, U. Hoepli, 1936, p. 43. |
| 5↑ | Pope-Hennessy, Sassetta, Londres, 1939, pp. 113-117 ; 198. |
| 6↑ | Roberto Longhi, « Fatti di Masolino e Masaccio », La Critica d’Arte, XXV-XXVI, 1940, pp 145-191 ; « ‘Fatti di Masolino e Masaccio’ e altri studi sul Quattrocento », Opere complete, vol. 8, Florence, 1975, p. 60 ; Alberto Graziani, ’Il Maestro dell’Osservanza’ (1942), Proporzioni, 2, 1948, p. 82. |








