L’Office de la Gabella Generale

L’Office de la Gabelle générale, le plus important après celui de la Biccherna pour la gestion des finances de la République, était chargé de la perception des impôts indirects de la Commune. Il a créé après l’Office de la Biccherna, sans doute peu avant 1292 (date des premiers statuts conservés), et dépendait vraisemblablement de la Biccherna, du moins à l’origine.

Il était composé d’un « Juge exécuteur de gabelle » (qui devint camerlingue par la suite) et de trois « Esecutori » (sorte de huissiers de justice), un pour chacun des « terzi » (un, puis deux). À partir de 1355, le nombre d’agents exécuteurs (esecutori) passa à six, soit deux par Terzo. Le Juge était étranger à la ville, de même que les deux notaires qu’il avait sous sa responsabilité directe, et contrairement aux trois exécuteurs, siennois quant à eux. La magistrature durait six mois.

Le juge avait autorité sur les débiteurs en retard et sur les fraudes de tout type, notamment l’évasion fiscale. Le périmètre géré par l’Office de la Gabelle s’est élargi au fil du temps. Dans le statut de 1346, une cinquantaine de taxes différentes étaient mentionnées. Citons : la gabelle du vin, la gabelle des huit gabelles (vente d’animaux), la gabelle des contrats, des pigeons, du sel, de l’huile, des poissons, de Paganico, du marché d’Asciano, des bains, des usuriers, des ponts et des arcs, des prisons, des notaires, des répudiations d’héritage, sur les mariages (dots), sur les maisons, sur les biens, sur les auberges, sur les salaires, sur les produits de luxe et les habits somptuaires des femmes…

La Gabelle fut réformée en 1558, de nouveau en 1740 enfin, par Pierre-Léopold qui confia une grande partie de ses prérogatives au service des douanes. Elle fut supprimée en 1808.

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