Si l’on parle de quartiers (quartieri) pour désigner chacune des divisions d’une ville en quatre parties, ces dernières, en Italie sont parfois nommées sesti (sixièmes) ou sestieri lorsque le découpage a été effectué en six parties. Il arrive également que cette partition se fasse en trois terzi [1]Terzo (plur. terzi) : littéralement, « tiers ». ou terzieri. C’est le cas de Sienne où, l’habitat s’étant développée autour de trois collines, chacune d’elles a défini une zone géographique. Historiquement, la ville a été découpée dès le XIIe siècle en trois triangles [2]De fait, la ville est découpée en trois parties grosso modo équivalentes pour la surface de leurs territoires. se joignant à la Croce del Travaglio (Terzo di Città, Terzo di S. Martino, Terzo di Camollìa) : « Chaque tiers était structuré par ses églises et par les tours de ses familles aristocratiques qui, les unes et les autres, servaient à définir les circonscriptions plus petites des “lire” et des “popoli”. Les tiers avaient aussi une existence sociale et politique, par la force de ces familles et aussi des associations de quartier qui constituaient les cellules du Popolo. La commune préférait toujours les institutions collégiales où le nombre des membres était multiple de trois, pour que chaque tiers de la ville y fut également représenté. » [3]Odile Redon, L’espace d’une cité. Sienne et le pays siennois (XIIIe-XIVe siècles), Rome, École Française de Rome, 1994, p. 100. Aujourd’hui encore, les terzi qualifient les trois grandes subdivisions historiques de la ville intra muros (situés à l’intérieur des murailles médiévales).

Les trois terzi de Sienne sont les suivants :
« Des trois tiers, le premier [Città] correspond à la civitas originelle ; celui de Camollia est né de l’union des villages qui se sont développés au nord tandis que le troisième, San Martino comprend les villages qui sont nés au sud-est ; chacun d’eux occupe la crête d’une colline et est traversé par un axe routier principal (la Via Francigena pour les tiers de Camollia et San Martino, via di Città-via Stalloreggi pour celui de Città). » [4]Marie-Ange CAUSARANO, « Costruire a Siena tra XII e XIII secolo: cantieri, costi e materiali », dans Rocio MAIRA VIDAL et Anna Marìa RODRIGUEZ LÓPEZ (dir..), El coste de la construcción medieval. Materiales, recursos y sistemas construtivos para la petrificatión del paisaje entre los siglos XI y XIII, Madrid, CSIC, 2021, p. 207, note 1.
Chacun des terzi disposait d’un gonfalonier et d’un porte-étendard et regroupait les compagnies militaires réparties dans les différentes contrade de la ville.
Notes
| 1↑ | Terzo (plur. terzi) : littéralement, « tiers ». |
|---|---|
| 2↑ | De fait, la ville est découpée en trois parties grosso modo équivalentes pour la surface de leurs territoires. |
| 3↑ | Odile Redon, L’espace d’une cité. Sienne et le pays siennois (XIIIe-XIVe siècles), Rome, École Française de Rome, 1994, p. 100. |
| 4↑ | Marie-Ange CAUSARANO, « Costruire a Siena tra XII e XIII secolo: cantieri, costi e materiali », dans Rocio MAIRA VIDAL et Anna Marìa RODRIGUEZ LÓPEZ (dir..), El coste de la construcción medieval. Materiales, recursos y sistemas construtivos para la petrificatión del paisaje entre los siglos XI y XIII, Madrid, CSIC, 2021, p. 207, note 1. |
