‘Maestro della Madonna di Palazzo Venezia’, « Sposalizio mistico di Santa Caterina d’Alessandria »

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‘Maestro della Madonna di Palazzo Venezia’ (collaborateur de Simone Martini)

Sposalizio mistico di Santa Caterina d’Alessandria (Mariage mystique de sainte Catherine d’Alexandrie), vers 1340-1350.

Tempéra sur bois, 103 x 69,5 cm.

Inscriptions : /

Provenance : Hôpital de Santa Maria della Scala, Sienne.

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

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On sait de ce maître anonyme, auteur de cette œuvre, qu’il travaillait dans l’atelier de Simone Martini et qu’il l’a peut-être accompagné à Avignon vers 1340.

Il partage avec Simone l’élégance de l’exécution, mêlant le goût pour des contours sinueux et des volumes stylisés, et celui pour les détails qu’on retrouve dans les effets de couleur raffinés, dans la richesse de la représentation des tissus damassés ou dans le poinçonnage des auréoles des saints.

Fille de la reine d’Égypte Sabinella et de Costis, le demi-frère de Constantin le Grand, Catherine d’Alexandrie est morte en martyre à 18 ans au début du IVe siècle. Sa réputation a toujours été immense et a perduré au cours des siècles, jusqu’aujourd’hui où le 25 novembre on fête les Catherinettes, les jeunes filles à marier de plus de vingt-cinq ans.

La sainte est la plupart de temps représentée sous les traits d’une jeune et élégante princesse portant une couronne. Une roue hérissée de crocs de fer, instrument de son martyre, est presque toujours visible à coté d’elle. Parfois elle porte sa tête sur un plateau car elle aurait été décapitée après le supplice avorté de la roue.

Elle se rendit un jour avec sa mère dans la grotte d’un ermite à qui elle dit qu’elle ne serait jamais l’épouse d’un autre que le Christ. Après avoir été baptisée par l’ermite, et alors qu’elle était en prière, la Vierge lui apparut accompagnée de l’Enfant Jésus qui l’accepta comme épouse. C’est la scène représentée ici qu’on appelle « Le mariage mystique de sainte Catherine d’Alexandrie ».